Le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu lundi à Ouagadougou le ministre conseiller spécial du Président du Faso en charge de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, Ragnang-Newindé Isidore Tiemtoré. Cette rencontre a été marquée par la remise de plusieurs rapports stratégiques portant sur la performance de l’administration publique, pointant des dysfonctionnements critiques.
Au centre des discussions figurait la cartographie nationale des dysfonctionnements couvrant la période 2015-2024. Sur un total de 1 281 insuffisances recensées à travers le pays, 421 ont été jugées critiques à l’issue d’un diagnostic approfondi mené par la Commission de régulation des dysfonctionnements, rattachée au Cabinet du Président du Faso.
Les conclusions révèlent que ces manquements se répartissent en cinq grandes catégories : l’application insuffisante des textes juridiques, les actes ou omissions des agents publics, les responsabilités des supérieurs hiérarchiques, les carences logistiques et matérielles, ainsi que les faiblesses des dispositifs de contrôle interne.
En plus de cette cartographie, deux autres documents ont été transmis au Chef du Gouvernement : le rapport d’activités 2025 de la Commission et une évaluation du fonctionnement des conseils de discipline. À caractère confidentiel, ces rapports visent à consolider les mécanismes de prévention et de sanction au sein de l’administration.
Le Premier ministre a salué une démarche structurante et inédite dans l’histoire administrative du pays. La cartographie constituera désormais un cadre national de référence, chaque ministère étant appelé à élaborer un plan d’actions spécifique pour corriger les insuffisances identifiées.
À travers cette initiative, l’exécutif ambitionne de renforcer la discipline administrative, d’accroître la redevabilité et d’améliorer durablement l’efficacité de l’action publique.
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