La Libye figure parmi les États les plus vulnérables aux risques électoraux dans le monde, selon l’Indice de vulnérabilité électorale 2026-2027 de la Fondation Kofi Annan, qui met en avant les divisions politiques persistantes et l’absence de consensus sur l’organisation des scrutins.
Le pays occupe une place parmi les plus exposés aux fragilités électorales à l’échelle mondiale, d’après ce rapport. Celui-ci souligne que les blocages politiques prolongés, les retards répétés du processus électoral et la faiblesse des institutions continuent de compromettre l’organisation d’élections crédibles.
Selon l’étude, la Libye se classe au huitième rang mondial en matière de risques numériques liés aux élections, aux côtés de pays comme la Somalie, la Russie, l’Éthiopie et le Soudan du Sud. Les auteurs alertent sur l’impact croissant des campagnes de désinformation, de la manipulation de l’information en ligne et des vulnérabilités numériques susceptibles d’affecter l’intégrité des futurs scrutins.
Le pays figure également au 12e rang mondial des États les plus exposés aux risques de violence et de troubles liés aux processus électoraux. Cette situation reflète les tensions persistantes entre centres de pouvoir et l’absence d’un cadre politique consensuel garantissant un déroulement apaisé des élections.
La Fondation Kofi Annan identifie plusieurs facteurs aggravants, notamment la polarisation politique, la fragilité institutionnelle et la prolifération de contenus trompeurs sur les réseaux sociaux. Ces éléments alimentent la méfiance entre acteurs politiques et compliquent les efforts visant à restaurer la confiance dans le processus démocratique.
Ce classement intervient alors que les acteurs libyens poursuivent leurs discussions pour relancer la transition politique et définir les conditions d’organisation d’élections nationales. Plus de dix ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, les désaccords persistent sur le cadre constitutionnel, les règles électorales et la répartition des pouvoirs.
Pour les observateurs, ces conclusions illustrent les défis auxquels la Libye reste confrontée dans sa quête de stabilité institutionnelle et soulignent la nécessité d’un accord politique durable pour réduire les risques entourant un futur scrutin.
MK/te/Sf/APA






