À l’issue de la première semaine de campagne pour les élections législatives du 2 juillet, les principales formations politiques algériennes redoublent d’appels à la participation électorale dans un contexte marqué par une mobilisation populaire incertaine et une campagne largement déplacée vers les réseaux sociaux.
Plusieurs partis algériens ont multiplié les messages contre l’abstention, qu’ils considèrent comme une impasse politique incapable de modifier les équilibres institutionnels existants. Tout en reconnaissant les limites du processus électoral, ces formations estiment que la participation demeure le seul moyen de préserver une présence dans les institutions représentatives.
Le Front des forces socialistes (FFS) figure parmi les partis les plus actifs sur ce terrain. « L’avenir se dessine par l’engagement et la confrontation des idées, jamais par le retrait », a déclaré Djamel Baloul, membre de la direction nationale du parti et tête de liste à Bouira, appelant les électeurs à voter afin de faire entendre une voix démocratique au sein de la future Assemblée populaire nationale.
Sur le terrain, la campagne apparaît toutefois moins visible que lors des précédentes échéances. Les réseaux sociaux sont devenus le principal canal de communication des candidats, souvent avec le recours à des outils d’intelligence artificielle, tandis que les affichages traditionnels restent relativement discrets, notamment dans la capitale.
Cette campagne est également marquée par des interrogations autour de certaines affiches électorales de candidates dont le visage n’apparaît pas, alimentant les débats sur la transparence du processus électoral et sur la capacité des électeurs à identifier clairement les personnes appelées à les représenter.
Parallèlement, les dirigeants des principales formations poursuivent leur tournée à travers le pays. À M’Sila, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a défendu un programme axé sur la relance économique, la création d’emplois et la préservation des acquis sociaux. De son côté, le président du Front El-Moustakbal, Fateh Boutbig, a plaidé pour un renforcement de la participation politique et de la confiance dans les institutions afin d’accompagner le développement économique du pays.
À moins de trois semaines du scrutin, la question de la participation demeure l’un des principaux enjeux d’une campagne qui peine encore à susciter un véritable élan populaire, malgré les efforts déployés par les partis pour convaincre les électeurs de se rendre aux urnes.
MK/te/APA







