La Tunisie a enregistré 4 735 retours volontaires de migrants subsahariens depuis juillet 2025, selon les autorités locales, dans un contexte d’intensification des opérations de retour assisté, en coordination avec les représentations diplomatiques des pays d’origine.
Au total, 4 735 migrants tunisiens en situation irrégulière ont bénéficié du programme de retour volontaire depuis le lancement des premières opérations le 7 juillet 2025, a indiqué le superviseur général du camp du kilomètre 21 à El Amra, dans le gouvernorat de Sfax. Ces chiffres couvrent la période allant jusqu’au 14 juin 2026.
Selon les autorités tunisiennes, ce dispositif s’inscrit dans le cadre des programmes d’assistance au retour vers les pays d’origine. Le responsable a précisé à l’agence TAP que 226 migrants supplémentaires devraient bénéficier de cette procédure entre le 13 et le 16 juin.
Le camp du kilomètre 21 à El Amra accueille actuellement 574 migrants subsahariens en attente de la finalisation des démarches administratives nécessaires à leur départ ou de la confirmation des dates de leurs vols. Les autorités indiquent que les dossiers sont préparés puis transmis aux représentations diplomatiques concernées afin d’organiser les retours.
Parallèlement, un nouveau groupe de migrants en provenance des gouvernorats de Nabeul et de Sousse doit rejoindre le centre d’El Amra. Cette structure est devenue l’un des principaux points de transit des opérations de retour volontaire organisées ces derniers mois.
Les autorités ont également annoncé que 51 migrants subsahariens ont quitté la Tunisie dimanche à destination de leurs pays d’origine. Ces départs s’inscrivent dans une politique qui s’est accélérée depuis l’été 2025, dans un contexte de pression migratoire croissante sur les régions côtières, notamment dans le gouvernorat de Sfax, principal point de départ des traversées irrégulières vers l’Europe.
La question migratoire demeure l’un des principaux défis pour la Tunisie. Les autorités mettent en avant les programmes de retour volontaire comme un outil de gestion des flux migratoires, tandis que les organisations internationales et humanitaires continuent de suivre de près les conditions de prise en charge des migrants présents dans le pays.
MK/te/APA







