L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, poursuit sa tournée régionale en vue de relancer les discussions politiques, alors que les États-Unis affichent leur volonté de soutenir des avancées plus rapides vers une solution fondée sur le compromis et le réalisme.
L’émissaire onusien Staffan de Mistura a achevé une visite dans les camps de Tindouf, avant de poursuivre sa tournée diplomatique à Alger, lundi, et Rabat ensuite, dans le cadre des préparatifs des prochaines échéances du dossier du Sahara devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette mission s’inscrit dans les efforts de l’ONU visant à maintenir la dynamique du processus politique en vue d’une solution durable au différend régional.
En amont de ce déplacement, De Mistura s’est entretenu avec Massad Boulos, conseiller spécial du président américain Donald Trump pour les affaires africaines et arabes, lors du Forum d’Oslo en Norvège. À l’issue de cette rencontre, le responsable américain a souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui appelle à des efforts renouvelés pour parvenir à une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable ».
Dans un message publié sur le réseau X, Massad Boulos a qualifié les échanges de « productifs », affirmant que les deux parties avaient examiné les moyens de soutenir le processus politique conduit sous l’égide des Nations Unies. Washington considère depuis plusieurs années que l’initiative marocaine d’autonomie constitue une base crédible et réaliste pour parvenir à un règlement du conflit.
La tournée de De Mistura intervient dans un contexte diplomatique marqué par un soutien international croissant à la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007. Plusieurs pays ont récemment réaffirmé leur appui à cette initiative, estimant qu’elle offre un cadre pragmatique susceptible de favoriser une solution négociée tout en garantissant la stabilité régionale.
Selon des observateurs, les discussions menées ces derniers mois témoignent d’une volonté accrue de la communauté internationale d’encourager des avancées concrètes avant les délibérations prévues en octobre au Conseil de sécurité, sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
L’ONU cherche désormais à réunir de nouveau les différentes parties concernées afin d’explorer les conditions d’un rapprochement des positions. Cette séquence diplomatique intervient alors que le Maroc continue de bénéficier d’un appui international renforcé à son initiative d’autonomie, régulièrement qualifiée par de nombreux partenaires internationaux de solution sérieuse, crédible et réaliste pour mettre un terme à l’un des plus anciens différends de la région.
MK/AK/Sf/APA






