Le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu mercredi une délégation de la Fédération malienne du dromadaire (FEMAD), venue présenter les préparatifs de la deuxième édition du Salon international du dromadaire, prévue du 16 au 18 octobre 2026.
Selon le ministère, la délégation comprenait également des membres de la commission d’organisation de l’événement. Les échanges ont porté sur les innovations envisagées pour cette nouvelle édition, notamment des panels, une parade, des expositions, un espace consacré à l’artisanat ainsi qu’une course de dromadaires. Mamou Daffé a réaffirmé l’accompagnement de son département à cette initiative, présentée comme un rendez-vous majeur de valorisation du patrimoine culturel malien.
Le Salon international du dromadaire avait tenu sa première édition le 8 mai 2025 au Stade du 26-Mars. Cette première rencontre avait réuni des éleveurs, des entrepreneurs, des décideurs et des acteurs culturels autour du thème : « Le dromadaire, moteur de résilience, d’innovation et de cohésion dans le Sahel ».
Les organisateurs avaient alors insisté sur la nécessité de mieux faire connaître cet animal dans les milieux urbains et de rappeler sa place dans les sociétés pastorales du nord du Mali.
Le choix du dromadaire n’est pas uniquement culturel. Dans les régions sahéliennes et désertiques, cet animal demeure étroitement lié au transport, à l’élevage, à la production de lait et de viande, aux échanges commerciaux, aux pratiques sportives ainsi qu’à l’identité de plusieurs communautés. Des données de la Direction nationale des productions et industries animales estimaient le cheptel camelin malien à près de 960 000 têtes en 2012, dont 97 % étaient concentrées dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou. Des estimations plus récentes évoquent plus de 1,3 million de têtes, confirmant l’importance de cette filière dans le pastoralisme malien.
Créée officiellement en juin 2021, la FEMAD s’est donné pour mission de promouvoir les activités liées aux camélidés, notamment les concours, les parades, les courses et la structuration progressive d’une discipline sportive autour du dromadaire.
L’organisation d’un deuxième salon doit ainsi permettre de renforcer les liens entre culture, tourisme, artisanat, économie pastorale et promotion sportive.
Pour les autorités, l’enjeu est également de faire de ce salon une vitrine pour une filière encore peu structurée, mais porteuse d’opportunités économiques dans les zones arides. La réussite de l’édition 2026 dépendra notamment de la participation des éleveurs, de la mobilisation des régions concernées, de l’implication des artisans et de la capacité des organisateurs à faire de l’événement une plateforme durable au service des acteurs de la filière cameline.
MD/te/APA






