Le ministre ghanéen des Affaires étrangères a exprimé jeudi sa « reconnaissance sans limite » après l’adoption par une majorité écrasante à l’Assemblée générale des Nations Unies d’une résolution historique sur la traite transatlantique des esclaves, saluant une victoire pour « l’humanité et la dignité » des Africains du monde entier.
« La justice réparatrice est la gagnante. » C’est en ces termes que le ministre ghanéen des Affaires étrangères s’est exprimé jeudi matin, au lendemain de l’adoption par 123 États membres de la résolution A/80/L.48 de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui déclare la traite des esclaves africains et l’esclavage racialisé comme le crime le plus grave contre l’humanité.
« Nous sommes infiniment et éternellement reconnaissants à l’ONU, les 123 États membres qui ont voté avec force pour la résolution du Ghana », a déclaré le chef de la diplomatie ghanéenne, exprimant une « reconnaissance sans limite » envers la coalition internationale qui a porté le texte.
Pour le ministre, le vote onusien revêt une dimension profondément symbolique. « L’humanité, la dignité et le respect de nos ancêtres et africains partout sont restaurés », a-t-il affirmé, soulignant que la résolution « a rendu victorieusement justice à plus de 12,5 millions de victimes de la traite transatlantique des esclaves ».
Ces propos font écho à ceux du président John Dramani Mahama, qui s’est adressé, mercredi, à l’Assemblée générale au nom du Groupe africain avant le vote. « Aujourd’hui, nous nous unissons dans une solidarité solennelle pour affirmer la vérité et poursuivre la voie de la guérison et de la justice réparatrice », a-t-il déclaré, ajoutant que « l’adoption de cette résolution sert de sauvegarde contre l’oubli ».
Le chef de l’État ghanéen a insisté sur la portée durable du texte, estimant que le moment reflète des décennies de réflexion et de détermination mondiales. La résolution, façonnée par des mois de vastes consultations et de recherche d’un consensus, marque selon ses promoteurs une étape décisive dans la promotion de la responsabilité historique et de la dignité des millions de personnes touchées par la traite transatlantique.
Le ministre a par ailleurs adressé ses « hautes félicitations » aux équipes du ministère des Affaires étrangères ainsi qu’aux missions diplomatiques ghanéennes à New York, Addis-Abeba et Genève pour leurs « contributions exceptionnelles », remerciant également les experts techniques et partenaires engagés dans la justice réparatrice pour leur « production phénoménale ».
Il a conclu en rendant hommage au président Mahama pour « son leadership extraordinaire et son engagement indéfectible dans ce processus historique ».
AC/Sf/APA






