Le Caire affiche son soutien à une initiative américaine visant à relancer des discussions avec Téhéran, sur fond de tensions régionales persistantes.
L’Égypte a exprimé son appui à une initiative attribuée au président américain Donald Trump visant à ouvrir la voie à des négociations avec l’Iran, a déclaré mercredi 25 mars le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty, cité par Al-Qahera News. Selon la même source, la diplomatie égyptienne est en contact avec Washington et Téhéran afin de favoriser un dialogue direct dans un contexte marqué par une escalade militaire au Moyen-Orient.
Cette position s’inscrit dans une stratégie diplomatique plus large, axée sur la désescalade. Abdelatty a indiqué que l’Égypte coordonne ses efforts avec plusieurs acteurs internationaux, notamment la Turquie, le Pakistan, la Chine, l’Union européenne et des pays du Golfe. L’objectif affiché consiste à « entamer des négociations directes pour mettre fin à cette guerre et épargner à la région et au monde les conséquences économiques », selon ses déclarations relayées par les médias officiels.
Au-delà du volet diplomatique, les implications économiques d’un apaisement régional sont explicitement évoquées par Le Caire. La sécurisation des routes maritimes, notamment en mer Rouge, ainsi que la stabilité des flux commerciaux internationaux figurent parmi les priorités mises en avant. Les discussions menées avec l’Arabie saoudite et Bahreïn ont également porté sur la protection de la navigation et la coordination entre États riverains pour préserver cet axe stratégique.
Dans ce contexte, plusieurs informations de presse, dont celles du New York Times et d’Axios, font état d’une proposition américaine structurée autour d’un plan en plusieurs points destiné à Téhéran. Des responsables iraniens, cités par ces médias, auraient toutefois exprimé des réserves, évoquant une méfiance persistante vis-à-vis des intentions de Washington et des précédents jugés défavorables.
L’activisme diplomatique égyptien s’étend par ailleurs à d’autres dossiers régionaux. Le Caire a réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité au Liban, avec l’envoi d’une aide humanitaire, et maintient sa position sur les équilibres institutionnels dans ce pays. Sur le dossier palestinien, l’Égypte réitère son appel à une solution politique, tout en poursuivant ses consultations internationales.
À l’échelle régionale, l’Égypte se positionne ainsi comme un acteur central des efforts de médiation, cherchant à contenir l’escalade et à préserver les équilibres sécuritaires et économiques dans une zone stratégique pour les échanges internationaux.
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