Le 17 juin est marqué dans l’histoire africaine contemporaine par des évolutions majeures liées à la transition politique sud-africaine et aux mobilisations diplomatiques du mouvement anti-apartheid.
En Afrique du Sud, le 17 juin 1991, le Parlement adopte l’abrogation de la Population Registration Act de 1950, texte fondamental du système d’apartheid qui imposait la classification raciale obligatoire de l’ensemble de la population. Cette décision constitue une étape décisive du démantèlement juridique du régime ségrégationniste engagé après 1990, dans le cadre du processus de négociations politiques ayant suivi la libération de Nelson Mandela.
Cette loi avait constitué l’un des piliers administratifs de l’apartheid, déterminant l’accès aux droits civiques, à l’éducation, à l’emploi et à la résidence selon des catégories raciales strictes. Son abrogation ouvre la voie à la suppression progressive des autres législations discriminatoires et prépare la transition vers les premières élections multiraciales de 1994.
Le 17 juin renvoie également à une étape de la tournée diplomatique clandestine menée en 1962 par Nelson Mandela et Oliver Tambo. Ce jour-là, les deux dirigeants de l’ANC se trouvent à Londres dans le cadre d’une mission visant à mobiliser des soutiens internationaux en faveur de la lutte contre l’apartheid. Ils poursuivront leur déplacement vers l’Afrique les jours suivants, dans une séquence considérée comme fondatrice de la diplomatie de l’exil de l’ANC.
La date du 17 juin coïncide par ailleurs avec la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, instaurée par les Nations Unies en 1994, qui attire l’attention sur les enjeux de dégradation des terres, particulièrement dans les pays africains exposés aux effets du changement climatique.
Sf/APA






