Le président de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire, Siaka Diakité, a levé ce mardi 3 mars 2026, le voile sur l’état d’avancement de l’opération de rachat des stocks, avec un mot d’ordre clair : la sérénité.
Entouré des membres de son bureau et de ses délégués, Siaka Diakité a tenu à rassurer les producteurs ivoiriens. Sur la base des inventaires rigoureux menés du 12 au 19 janvier 2026, un volume global de 100 000 tonnes de cacao a été identifié pour être intégralement racheté.
Le processus d’enlèvement, dira-t-il, est déjà enclenché et l’opération n’en est plus à ses balbutiements. Selon les chiffres communiqués par le président de l’OIA, 12 000 tonnes ont déjà été déchargées, tandis que 16 000 tonnes supplémentaires sont en cours de validation par le Conseil du café-cacao (régulateur).
M. Diakité a souligné l’étroite collaboration avec le gouvernement pour lever les derniers blocages logistiques : « Nous suivons quotidiennement l’évolution des enlèvements pour garantir la fluidité et la transparence du processus », a-t-il précisé.
Le point d’orgue de cette intervention a été la mise en garde ferme adressée aux intermédiaires indélicats. L’OIA, s’appuyant sur le répertoire officiel du Conseil du café-cacao, refuse toute intrusion d’opérateurs fictifs ou irréguliers.
Le message est sans équivoque pour les coopératives tentées par la rétention de stocks ou le détournement de fonds : « Il ne serait pas acceptable que des stocks soient conservés au détriment des producteurs. Si des opérateurs encaissent des chèques sans reverser les paiements, nous saisirons la justice », a martelé Siaka Diakité.
En dénonçant les pratiques spéculatives de certaines sociétés coopératives, l’OIA réaffirme sa mission première : la protection du revenu des paysans. L’organisation s’est engagée à ce qu’aucun bénéficiaire irrégulier ne vienne entacher la crédibilité de cette opération stratégique.
Cette sortie médiatique de l’OIA Café-cacao vise à restaurer un climat de confiance au sein de la filière, en garantissant que chaque fève de cacao recensée sera effectivement payée à son producteur, conformément aux engagements de l’État.
AP/Sf/APA






