Le gouvernement du Mali a ouvert, le 3 mars 2026 à Bamako, des consultations nationales en vue de préparer le rapport pays consacré à la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
Le lancement des consultations nationales sur le Pacte mondial pour les migrations est mené au Mali avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Adopté en décembre 2018 par l’Assemblée générale des Nations unies, le Pacte mondial établit un cadre de coopération non contraignant articulé autour de 23 objectifs visant à renforcer la gouvernance des migrations. Le Mali, signataire dès son adoption, poursuit l’actualisation de sa Politique nationale de migration afin d’en assurer la cohérence avec ces engagements internationaux.
Le pays avait déjà soumis un premier rapport volontaire en 2021, avant de valider un second rapport national dans le cadre du mécanisme de suivi du Pacte. Les consultations actuelles s’inscrivent ainsi dans une dynamique engagée depuis plusieurs années.
D’après les données de la Banque mondiale, les envois de fonds de la diaspora malienne représentent une source essentielle de devises et un appui direct pour de nombreux ménages. Dans le même temps, les routes migratoires traversant le Sahara figurent parmi les plus périlleuses au monde. L’OIM fait état chaque année de centaines de décès liés notamment aux traversées irrégulières du désert.
En 2025, plusieurs milliers de ressortissants maliens ont bénéficié de programmes de retour volontaire et d’assistance à la réintégration, selon les statistiques publiées par l’OIM. Les travaux engagés à Bamako doivent permettre de mettre à jour ces données, d’examiner l’efficacité des dispositifs existants et de formuler des recommandations concrètes.
Le rapport final constituera un document de référence pour le suivi des engagements internationaux du Mali et pour l’orientation des politiques publiques en matière migratoire.
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