Les autorités sanitaires du Mozambique peinent à contenir une épidémie de choléra en forte progression, les infections ayant bondi de 15% en seulement sept jours. Les provinces de Zambézie, Manica, Tete, Nampula et Cabo Delgado sont particulièrement touchées, malgré une campagne de vaccination ayant déjà couvert 1,7 million de personnes.
Les autorités sanitaires mozambicaines font face à une aggravation de l’épidémie de choléra, avec une hausse de 15% des cas recensés la semaine dernière. Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Administration d’État, Inocencio, a annoncé mercredi que 5 242 cas et 70 décès avaient été enregistrés depuis octobre 2025, contre 4 540 cas et 62 décès au 9 février.
Les provinces de Zambézie, Manica et Tete, ainsi que Nampula et Cabo Delgado, demeurent les plus affectées. Pour limiter la propagation, les autorités ont vacciné 1,7 million de personnes dans les provinces de Cabo Delgado, Zambézie et Niassa, dépassant l’objectif initial fixé.
Le Mozambique reste particulièrement vulnérable au choléra en raison de l’accès limité à l’eau potable, de la faiblesse des infrastructures sanitaires et des catastrophes climatiques fréquentes, notamment les inondations et les cyclones. Ces conditions entraînent régulièrement la contamination des sources d’eau, favorisant la propagation rapide de l’épidémie dans les communautés densément peuplées ou déplacées.
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