Le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Calixte Yapo Yapo, a été remis en liberté ce mercredi 28 janvier 2026 après son passage devant un juge au parquet d’Abidjan-Plateau.
Après une nuit passée en garde à vue à la préfecture de police d’Abidjan, Calixte Yapo Yapo a été entendu ce mercredi 28 janvier 2026 à 10 heures, par un juge au Parquet d’Abidjan-Plateau. Accusé d’avoir « contesté » une décision du Conseil constitutionnel, il est attendu de nouveau devant la justice le 20 février 2026.
Si le haut cadre du plus vieux parti de Côte d’Ivoire a pu regagner les siens, la procédure judiciaire suit son cours. A la suite de sa libération, il s’est rendu à la Maison du PDCI, le siège du parti, situé à Cocody, dans l’Est d’Abidjan.
Selon des sources internes au PDCI il lui est reproché d’avoir « publiquement critiqué la décision du Conseil Constitutionnel » relative aux résultats des élections législatives du 27 décembre 2025 dans la circonscription de Toumodi commune.
Le Conseil constitutionnel a annulé les résultats des législatives dans la circonscription de Toumodi commune et ordonné la reprise. A Toumodi commune, l’élection a été invalidée suite à la requête de Raymonde Goudou Coffie, candidate du RHDP, qui contestait les résultats initiaux.
Cette annulation, assortie d’une injonction de reprise du scrutin, a provoqué une vive indignation dans les rangs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), formation politique présidée par Tidjane Thiam.
Bien que libre, le secrétaire exécutif du PDCI reste sous la menace de poursuites. Sa convocation pour le 20 février 2026 marque une étape clé dans cette affaire qui, pour ses partisans, s’apparente à une manœuvre politique visant à affaiblir le parti.
AP/Sf/APA







