Le trafic maritime a repris normalement au port égyptien de Damiette après l’attaque de drone ayant provoqué un incendie à bord de deux navires gaziers, tandis que les autorités poursuivent leurs investigations pour déterminer l’origine de l’appareil et identifier les responsables.
Le port de Damiette, infrastructure stratégique sur la Méditerranée, fonctionnait de nouveau normalement après l’attaque de drone ayant touché un navire de stockage et un navire de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL). Selon le président du port, le contre-amiral Tarek Adly Abdallah, 21 navires se trouvaient à quai et 22 au mouillage extérieur, tandis que 12 mouvements avaient été enregistrés en 24 heures. Aucune victime n’a été signalée.
L’intervention des équipes portuaires a notamment permis d’éloigner le bâtiment le plus exposé du cœur des installations. Le capitaine Abdel-Fattah Taha, chef des pilotes maritimes, a indiqué que quatre remorqueurs avaient été engagés, deux pour déplacer le navire en flammes et deux pour combattre l’incendie. Privé de propulsion et sans équipage, le bâtiment, qui transportait près de 60 000 m³ de GNL, a été conduit vers une zone sécurisée en environ deux heures.
Le ministre des Transports, Kamel Al-Wazir, a précisé que l’explosion du drone avait endommagé une conduite et un réservoir auxiliaire sans atteindre les principales cuves de gaz. Le navire a été éloigné à environ 3,5 kilomètres des quais. Selon le ministre, cette opération visait notamment à protéger les quinze navires alors présents dans le port et à écarter une menace contre les infrastructures.
Le Premier ministre Mostafa Madbouly a affirmé que l’enquête se poursuivait et qu’aucune partie n’avait revendiqué l’attaque. Les réparations du navire endommagé ont débuté et un bâtiment de remplacement doit permettre de maintenir les opérations de réception du GNL. Le président Abdel Fattah Al-Sissi a, pour sa part, appelé à attendre les conclusions des investigations avant toute attribution de responsabilité.
Le Caire a également rejeté les informations attribuant l’attaque à l’Iran. Le ministre d’Etat à l’Information, Diaa Rashwan, a contesté des informations du Wall Street Journal faisant état de sources égyptiennes anonymes mettant en cause Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a nié toute implication de son pays, tandis que l’armée israélienne a également démenti être à l’origine de l’incident.
MK/AK/Sf:APA







