Les juges d’un tribunal de Juba, la capitale du Soudan du Sud, ont ajourné mercredi le procès de l’ancien premier vice-président, le Dr Riek Machar, et de ses sept co-accusés, après qu’un technicien a été victime d’un malaise.
L’audience du procès de Riek Machar au Soudan du Sud a été suspendue en raison de l’absence, pour raisons de santé non précisées, d’un responsable technique chargé du matériel audiovisuel nécessaire à la session. Cette séance devait être marquée par la déposition du dernier témoin à charge : un expert médico-légal venu d’Afrique du Sud.
La procédure reprendra ce vendredi, a annoncé le juge président James Alala Deng. « Nous avons décidé que si l’écran n’est pas opérationnel, nous devons ajourner la session afin de ne pas dénaturer le témoignage. Nous reportons donc l’audience à vendredi », a déclaré le juge Deng.
Huit accusés, dont le Dr Machar, 72 ans, répondent de crimes contre l’humanité suite à l’attaque d’une base militaire dans le comté de Nasir (État du Nil Supérieur) en mars dernier. L’assaut avait coûté la vie au général de division David Majur Dak, à environ 250 soldats, ainsi qu’à l’équipage d’un hélicoptère de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).
Aux côtés de Riek Machar figurent sur le banc des accusés : Puot Kang Chol (40 ans), Mam Pal Dhuor (37 ans), Gatwech Lam Puoch (66 ans), le lieutenant-général Gabriel Duop Lam (53 ans), Camilo Gatmai Kel (47 ans), Mading Yak Riek (45 ans) et Dominic Gatgok Riek (27 ans).
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