Le mouvement Souq Al-Juma a annoncé la réouverture des institutions publiques fermées depuis vendredi et la fin de sa campagne de désobéissance civile contre le Gouvernement d’union nationale (GNU), affirmant répondre aux demandes des citoyens confrontés aux conséquences des blocages.
Dans un communiqué publié tôt dimanche en Libye, le mouvement Souq Al-Juma a indiqué avoir décidé de lever les fermetures visant plusieurs institutions gouvernementales, après avoir reçu de nombreux appels de citoyens faisant état des difficultés provoquées par l’interruption prolongée des services publics. La campagne de désobéissance civile avait été lancée pour réclamer une amélioration des conditions de vie et des services essentiels, notamment de l’approvisionnement en électricité.
La grave crise électrique ayant touché plusieurs régions du pays ces derniers jours figurait parmi les principaux motifs de la contestation. Selon le mouvement, cette question nécessitait une intervention urgente et constituait l’une des premières revendications exprimées par la population. Il affirme que le problème a depuis été pris en charge, justifiant en partie la suspension du mouvement de protestation.
« Souq Al-Juma » assure toutefois que la levée des blocages ne signifie pas l’abandon de ses revendications. L’objectif de la désobéissance civile était, selon son communiqué, d’adresser « un message clair » aux autorités sur le droit des Libyens à « une vie digne », à de meilleurs services et à un État respectueux de ses citoyens.
« Nous sommes descendus dans la rue pour le peuple et nous resterons à ses côtés. Nous ne contribuerons jamais à aggraver ses souffrances ni à porter atteinte à ses intérêts », a-t-il ajouté.
Le mouvement a par ailleurs démenti avoir bloqué la résidence du Premier ministre Abdul Hamid Dbeibah. Il affirme que les images présentées comme celles du domicile du chef du gouvernement montrent en réalité le siège du Libya Africa Investment Portfolio et n’ont « absolument aucun lien » avec sa résidence.
La mobilisation intervient sur fond de rapports de force persistants entre le gouvernement et plusieurs groupes armés de Tripoli. Le mouvement « Souq Al-Juma » et certains de ses dirigeants sont réputés proches de la Force spéciale de dissuasion (RADAA), en désaccord avec le gouvernement. Selon des observateurs, la fin des blocages pourrait également être liée aux discussions autour du redéploiement de la RADAA sur certains sites dont elle avait été écartée après les affrontements de 2025 avec les forces gouvernementales.
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