Mehdi Laribi, considéré par les enquêteurs français comme l’un des membres fondateurs de la DZ Mafia, a été arrêté fin juillet en Algérie et placé sous contrôle judiciaire, selon des informations rapportées mercredi par franceinfo.
Surnommé « TIC », arrêté en fin juillet en Algérie, Mehdi Laribi, 36 ans, est présenté par des sources policières françaises comme l’un des cinq ou six fondateurs de la DZ Mafia, organisation criminelle née dans les quartiers nord de Marseille et impliquée dans le narcotrafic et de nombreux règlements de comptes. Les autorités algériennes n’ont, à ce stade, communiqué aucune information officielle sur son interpellation.
Selon franceinfo, Mehdi Laribi avait quitté la France et était soupçonné par les enquêteurs français de poursuivre ses activités depuis l’étranger. Ces derniers estimaient qu’il avait trouvé refuge en Algérie. Possédant la double nationalité, il ne pouvait en principe faire l’objet d’une extradition vers la France, l’Algérie n’extradant pas ses propres ressortissants.
Son arrestation intervient dans un contexte de reprise de la coopération judiciaire entre Paris et Alger. En mai, le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, s’était rendu en Algérie avec l’objectif affiché de relancer les échanges judiciaires entre les deux pays. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait de son côté récemment qualifié de « bonnes » les relations franco-algériennes.
D’après plusieurs sources citées par franceinfo, les autorités algériennes ont exécuté un mandat d’arrêt international émis par la justice française contre Mehdi Laribi. Après son interpellation sur le territoire algérien, il a été placé sous contrôle judiciaire.
Le mandat s’inscrit dans le cadre de l’opération « Octopus », vaste enquête visant la DZ Mafia. Au total, 43 personnes soupçonnées d’appartenir à cette organisation narco-criminelle ont été interpellées. Une importante opération menée durant l’hiver avait abouti, à la mi-mars, à 26 mises en examen. Trois autres figures présumées du réseau, Amine O., Gabriel O. et Madhi Z., sont actuellement détenues dans des établissements pénitentiaires de haute sécurité.
Apparue à Marseille, la DZ Mafia est décrite par les enquêteurs comme une structure décentralisée, capable de recruter de très jeunes exécutants et de poursuivre certaines activités depuis les prisons. La lutte pour le contrôle des points de vente de stupéfiants lui est attribuée dans plusieurs affaires d’assassinats, de tentatives de meurtre et de règlements de comptes, dont le périmètre dépasse désormais Marseille.
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