L’ancien international sénégalais Ankiling Diabone, figure emblématique du judo national, est décédé le 21 novembre à Ziguinchor, en Casamance, à l’âge de 70 ans. Originaire d’Oussouye.
Le défunt Ankiling Diabone aura marqué de son empreinte plusieurs générations de judokas à travers un parcours exceptionnel, tant sur les tatamis que dans l’encadrement sportif. Né en 1955, Ankiling Diabone a connu une carrière riche au niveau national, africain et international.
Onze fois champion du Sénégal en –86 kg, il a également décroché cinq titres africains entre 1982 et 1987, notamment à Dakar et à Casablanca. Représentant du Sénégal aux Jeux olympiques de Moscou en 1980 puis de Séoul en 1988, il s’est aussi illustré dans de grandes compétitions mondiales, dont les championnats du monde et la Coupe du monde de Vienne en 1984. Son engagement a largement contribué à hisser le judo sénégalais sur la scène internationale.
Après sa carrière d’athlète, il s’est consacré à la formation. Diplômé du CNEPS de Thiès et de l’INSEP de Paris, il a exercé comme conseiller technique régional, professeur d’éducation physique et directeur du stade Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor. Entraîneur de l’équipe nationale de 1990 à 1998, il a notamment pris part aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 en qualité de coach. Il est également le fondateur du Judo Club Casamance, devenu une structure de référence dans la région.
Chevalier de l’Ordre national du Mérite et récipiendaire du Lion d’Or, Ankiling Diabone laisse derrière lui l’héritage d’une vie dédiée au développement du judo au Sénégal, entre compétitions, transmission et engagement territorial.
Il a été inhumé à Oussouye, sa ville natale, conformément aux traditions locales.
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