Le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a examiné la dernière version du document de politique de propriété de l’État et la structure de la nouvelle Unité de restructuration des entreprises publiques, dans le cadre des engagements pris avec le FMI.
Le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a supervisé lundi la mise à jour finale du document de Politique de propriété de l’État, selon un communiqué du Conseil des ministres. La réunion s’est tenue en présence de la ministre de la Planification et du Développement économique, Rania Al-Mashat, du ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, Hassan Al-Khatib, ainsi que de plusieurs responsables gouvernementaux. Cette révision intervient alors qu’une mission du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement au Caire pour suivre les progrès réalisés dans le cadre du programme appuyé par un prêt de 8 milliards de dollars.
Madbouly a également examiné la structure organisationnelle de la nouvelle Unité de restructuration des entreprises publiques, créée pour optimiser la gestion des actifs publics et accélérer les opérations de cession ou d’introduction en bourse d’entreprises d’État.
Selon le porte-parole du Conseil des ministres, Mohamed Al-Homsani, cette unité est désormais l’autorité compétente pour organiser les procédures relatives aux entreprises publiques et assurer le suivi de leur restructuration en coordination avec les ministères concernés.
Le chef du gouvernement a insisté sur l’importance de « maximiser le rôle du secteur privé », considéré comme un partenaire essentiel pour soutenir une croissance économique durable, renforcer la compétitivité du pays et créer davantage d’emplois.
Il a souligné que l’évaluation des mesures déjà mises en œuvre, à l’aide d’indicateurs objectifs, est un élément clé pour mesurer l’impact réel de la participation du secteur privé sur l’économie et sur la neutralité concurrentielle.
Les discussions ont également porté sur les entreprises publiques en cours de préparation pour une mise en vente ou une introduction prochaine sur les marchés financiers.
Madbouly a appelé à une coordination accrue entre les différentes autorités gouvernementales afin d’accélérer ces processus, jugés prioritaires pour attirer davantage d’investissements et améliorer l’efficacité de la gestion des actifs de l’État.
Selon Al-Homsani, la création de l’Unité de restructuration répond à un double objectif : améliorer la discipline financière et garantir une gestion plus transparente des actifs publics. Il a précisé que cette démarche vise à « maximiser le rendement économique et soutenir le développement durable », tout en veillant à préserver le contrôle de l’État sur les actifs stratégiques.
Le gouvernement espère ainsi renforcer la confiance des investisseurs internationaux et répondre aux attentes du FMI en matière de réforme structurelle et de gouvernance des entreprises publiques.
MK/Sf/APA







