Le roi Mohammed VI, en sa qualité de Chef suprême et Chef d’État-Major général des Forces armées royales, a nommé le général de brigade Abdellah Boutrig directeur général de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), l’autorité marocaine chargée de la cybersécurité de l’État.
Le général de brigade Abdellah Boutrig succède au général de brigade El Mostapha Rabii, à la tête de la DGSSI. Ingénieur de formation de l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) et diplômé de l’Académie royale militaire de Meknès (promotion 1987), Abdellah Boutrig a également suivi le cours d’état-major, le cours supérieur de défense et obtenu un master en sécurité et défense du Collège royal des études militaires supérieures.
Au sein de sa carrière militaire, il a exercé plusieurs postes de responsabilité, notamment celui de directeur de l’assistance, de la formation, du contrôle et de l’expertise à la DGSSI, avant d’occuper les fonctions de sous-inspecteur des transmissions des Forces armées royales.
Créée par décret en 2011 et placée sous la tutelle de l’Administration de la Défense nationale, la DGSSI supervise la sécurité du cyberespace national. Elle pilote maCERT, le centre national de réponse aux incidents informatiques, chargé de la veille, de la détection et de la coordination face aux cyberattaques. Elle définit également les normes et politiques nationales, telles que la Directive nationale de sécurité des systèmes d’information (DNSSI) adoptée en 2014, et assure la coordination des instances de gouvernance, comme le Comité stratégique de cybersécurité.
Selon la DGSSI, la nomination du général Boutrig s’inscrit dans la continuité des efforts du Maroc pour renforcer la protection de son espace numérique, considéré comme une priorité stratégique au moment où le pays accélère sa transition digitale.
En juillet 2024, la DGSSI a dévoilé sa Stratégie nationale de cybersécurité à l’horizon 2030. Celle-ci repose sur quatre piliers, 11 objectifs stratégiques, 26 initiatives et 60 actions.
Le premier pilier concerne la gouvernance nationale et l’amélioration du cadre juridique et réglementaire. Le deuxième vise à accroître la résilience des infrastructures numériques, en particulier grâce au renforcement des capacités de réponse aux incidents. Le troisième pilier met l’accent sur la formation, la sensibilisation et l’essor de l’écosystème cyber marocain. Enfin, le quatrième promeut la coopération bilatérale et la participation active aux initiatives régionales et internationales.
Avec cette feuille de route, Rabat entend bâtir un cyberespace fiable, sécurisé et résilient, capable de soutenir sa transformation numérique, de stimuler la croissance économique et de protéger les citoyens.
MK/Sf/APA






