Depuis le dimanche 7 juillet, la capitale marocaine abrite la 5ᵉ édition du Forum mondial de sociologie, une première en Afrique et dans le monde arabe.
Organisé par l’Université Mohammed V de Rabat, en partenariat avec l’Association internationale de sociologie (ISA) et l’Instance marocaine de sociologie, le 5e Forum mondial de sociologie réunit à Rabat près de 5 000 chercheurs venus de plus de 100 pays.
Placée sous le thème « Connaître la justice à l’ère de l’Anthropocène », cette édition se penche sur les enjeux de justice sociale et environnementale dans un monde confronté aux crises climatiques, aux inégalités, à la fragilité démocratique et aux recompositions géopolitiques.
Avec 1 329 sessions scientifiques animées par 67 comités et groupes de recherche de l’ISA, réparties sur plusieurs sites universitaires de Rabat, le forum s’impose comme l’un des plus importants rendez-vous mondiaux de la discipline.
En ouverture, le président de l’Université Mohammed V, Mohammed Rhachi, a salué une « opportunité historique » pour faire de Rabat un hub intellectuel régional, en phase avec la vision royale d’un développement fondé sur le savoir et la justice.
Le président de l’ISA, Geoffrey Pleyers, a qualifié l’événement de « tournant stratégique », soulignant le rôle central de la sociologie dans la défense des libertés académiques, la lutte contre la désinformation et l’éclairage des politiques publiques.
La présidente du Forum, Allison Loconto, a insisté sur la portée symbolique du choix de Rabat, « carrefour de civilisations », et appelé à une co-construction des savoirs intégrant les voix marginalisées, pour désoccidentaliser les cadres d’analyse sociologique.
Jusqu’au 11 juillet, les travaux se tiennent dans plusieurs lieux emblématiques de la ville, dont le Théâtre national Mohammed V, la Faculté des sciences de l’éducation, l’École Mohammadia d’ingénieurs (EMI) et l’INSEA.
Autre nouveauté : un Festival du film sociologique enrichit la programmation, illustrant la volonté d’ouvrir la discipline au grand public et de renforcer les passerelles entre sciences sociales, arts et société.
MK/te/Sf/APA







