Un accord signé à Rabat prévoit l’accueil et la formation d’étudiants palestiniens d’Al-Qods dans les métiers de l’audiovisuel et du cinéma, avec un financement assuré par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif.
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif et l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) ont conclu mercredi à Rabat un accord de coopération destiné à permettre à des étudiants palestiniens originaires d’Al-Qods (Jérusalem-Est) de poursuivre des études et des formations spécialisées dans les domaines de l’audiovisuel et du cinéma.
L’accord a été signé par le directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui, et le directeur de l’ISMAC, Abdessamad Mouti, en présence du secrétaire général du Département de la Communication, Abdelaziz Boujdaini, selon un communiqué de l’Agence. Le texte prévoit l’attribution de places de formation ainsi que de séjours de recherche au profit d’étudiants palestiniens dans les spécialités couvertes par l’établissement.
Dans le cadre de ce partenariat, l’ISMAC s’engage à élaborer des programmes spécialisés et à organiser des ateliers consacrés au cinéma et à la télévision au profit de jeunes professionnels palestiniens des médias basés à Al-Qods. Ces formations prendront la forme de séjours d’études de courte et moyenne durée, conformément aux standards académiques de l’institut.
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif assurera pour sa part le financement des programmes de formation et l’octroi de bourses destinées aux bénéficiaires afin de couvrir leurs études et, le cas échéant, leurs projets de fin de cursus.
Selon les signataires, cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions menées par l’Agence en faveur des habitants d’Al-Qods. Le préambule de l’accord souligne qu’elle vise à soutenir des projets à impact durable au profit des Palestiniens de la Ville sainte, dans le prolongement du soutien apporté par le Maroc à la cause palestinienne et à Jérusalem.
Les deux parties mettent également en avant le rôle des images, du cinéma et des médias numériques dans la préservation de la mémoire culturelle et historique d’Al-Qods. Elles estiment que le développement des compétences audiovisuelles peut contribuer à documenter le patrimoine palestinien et à renforcer la diffusion de son récit auprès du public international.
Cette coopération entend ainsi associer la formation universitaire aux enjeux de préservation culturelle, en misant sur les outils audiovisuels comme vecteurs de transmission de la mémoire collective palestinienne et de valorisation de l’identité de la Ville sainte.
MK/Sf/APA







