La Banque centrale du Nigéria (CBN) a indiqué que la hausse des réserves externes du pays, qui ont atteint 52,5 milliards de dollars, s’explique par la récente stabilité observée sur le marché des changes ainsi que par le ralentissement de l’inflation.
Le gouverneur de la CBN, le Dr Olayemi Cardoso, représenté par la directrice par intérim de la communication institutionnelle et des relations avec les investisseurs, Mme Hakama Sidi-Ali, a informé de la hausse des réserves externes du Nigéria, évaluées à 52,5 milliards de dollars, mardi à Gombe, dans le nord, à l’occasion du forum de la banque centrale.
Selon lui, cette performance est le résultat des réformes monétaires engagées par l’institution, qui commencent à produire des effets positifs.
Il a souligné que l’inflation globale avait légèrement reculé, passant de 15,93 % en mai 2026 à 15,91 % en juin, tandis que l’inflation sous-jacente et celle liée aux produits alimentaires ont également enregistré une baisse.
Intervenant sur le thème du forum, « Promouvoir les canaux de paiement alternatifs comme outils d’inclusion financière, de croissance et d’accélération du développement économique », Olayemi Cardoso a attribué cette amélioration à une politique monétaire plus rigoureuse, aux réformes du marché des changes et à une plus grande transparence des mécanismes de marché.
Selon lui, le naira s’est davantage stabilisé, avec un écart entre le taux de change officiel et celui pratiqué par les bureaux de change désormais inférieur à 2 %.
« Le naira continue de se renforcer, avec un écart entre les taux officiels et ceux des bureaux de change désormais inférieur à 2 % », a-t-il déclaré.
Le gouverneur de la CBN a précisé que les réserves externes du Nigéria avaient dépassé 52,5 milliards de dollars au 17 juillet 2026, un niveau inédit depuis 17 ans et supérieur à l’objectif annuel fixé par la banque centrale.
Il a attribué cette progression à des entrées de capitaux soutenues et au regain de confiance des investisseurs dans l’économie nigériane.
Selon lui, la CBN a mis en œuvre plusieurs réformes au cours des 34 derniers mois afin de favoriser une croissance économique durable, créer des emplois et réduire la pauvreté.
Ces réformes comprennent notamment l’unification du marché des changes, la recapitalisation du secteur bancaire, l’introduction du numéro de vérification bancaire pour les non-résidents, le système de négociation des devises B-Match ainsi que la stratégie Vision 2028 pour le système de paiement nigérian.
Il a également indiqué que l’instauration d’un ratio de réserves obligatoires de 75 % sur les dépôts du secteur public ne relevant pas du compte unique du Trésor (TSA) visait à améliorer la gestion de la liquidité et à réduire les pressions inflationnistes.
Olayemi Cardoso a par ailleurs annoncé que la CBN avait collaboré avec l’Association des opérateurs des marchés financiers du Nigéria afin de mettre en place le Taux de financement au jour le jour au Nigéria (NIBOR) comme taux de référence pour les opérations de financement à court terme.
Selon lui, ce mécanisme offrira une référence transparente fondée sur les conditions du marché et permettra d’aligner le marché monétaire nigérian sur les standards internationaux.
Le gouverneur de la CBN a également réaffirmé l’engagement de l’institution à promouvoir des moyens de paiement alternatifs afin d’approfondir l’inclusion financière et de soutenir l’activité économique.
Il a expliqué que ce forum offrait à la banque centrale une occasion d’échanger directement avec les citoyens, les entreprises et les autres parties prenantes, de présenter ses politiques et de recueillir leurs observations.
« Ce forum est l’une des plateformes de la banque pour dialoguer avec le public sur ses politiques et ses programmes », a-t-il déclaré.
Il a invité les participants à poser leurs questions et à demander des éclaircissements sur les activités de la CBN, notamment en matière de protection des consommateurs financiers, d’innovations dans les systèmes de paiement, de microfinance, de politique monétaire et de gestion appropriée du naira.
GIK/lb/te/Sf/APA







