Abidjan a accueilli, ce jeudi 5 mars 2026, la signature du 9ème Programme de coopération (CP9) entre la Côte d’Ivoire et le Fonds des Nations Unies pour la population (FUNAP). Un investissement massif de 75 millions de dollars destiné à transformer le défi démographique en levier de croissance.
Le visage démographique de la Côte d’Ivoire change à une vitesse fulgurante. Avec un taux de croissance de 2,9 % issu du dernier recensement de 2021, la population ivoirienne, estimée aujourd’hui à 29,38 millions d’habitants, devrait franchir la barre des 36,475 millions d’ici 2030.
C’est dans ce contexte de transition majeure que Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du développement, et Saidou Kaboré, représentant résident du FNUAP (UNFPA, en anglais) ont paraphé le 9ème Programme de coopération à la Maison de l’entreprise au Plateau.
Le 9ème Programme de coopération qui couvre la période 2026-2030 « mobilise une enveloppe indicative de 75 millions de dollars », a précisé Saidou Kaboré, soulignant qu’il est « axé sur le capital humain, l’inclusion sociale et la résilience ».

Saidou Kaboré a relevé que ce programme qui « résulte d’une co-construction avec les partenaires nationaux », est « aligné sur le Programme national de développement (PND) et le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable ».
Ce nouveau cycle de coopération, dira-t-il, vise à améliorer la santé maternelle, à renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes, à prévenir et à prendre en charge les cas de violences basées sur le genre, ainsi qu’à intégrer les dynamiques démographiques dans les politiques publiques.
« La Côte d’Ivoire enregistre un fort taux de croissance démographique (2,9% selon le RGPH 2021), avec une population ivoirienne de 29,389 millions d’habitants, projetée à 36,475 millions d’habitants en 2030 », a indiqué le ministre Souleymane Diarrassouba.
Si la vitalité démographique est un atout économique, elle impose une pression sans précédent sur les services publics. « Cette croissance pose des défis importants en termes d’accès aux services de base, à l’éducation, à la santé reproductive, à l’emploi et aux infrastructures », a-t-il noté.
Selon Souleymane Diarrassouba, le CP9 est aligné sur les priorités du PND 2026-2030 (114 838,5 milliards FCFA, soit environ 175,07 milliards d’euros), dont 70,2% (soit 80 614,7 milliards FCFA) sont attendus du secteur privé et 29,8% (soit 34 223,9 milliards FCFA) consacrés au secteur public.

« Je saisis l’opportunité de cette tribune pour inviter l’ensemble des partenaires institutionnels et privés à se mobiliser massivement pour accompagner le gouvernement », a-t-il lancé, annonçant le prochain Groupe Consultatif mi-2026.
La mise en œuvre réussie du CP9 contribuera notamment à mettre fin aux décès maternels évitables, à mettre fin aux besoins non satisfaits en planification familiale et à mettre fin aux violences basées sur le genre (VBG), y compris les pratiques néfastes, a-t-il poursuivi.
Pour la période 2021-2025, le programme de coopération entre la Côte d’Ivoire et le FUNAP, le 8ème du genre qui s’aligne sur le Programme national développement (PND) 2021-2025, a permis à la Côte d’Ivoire d’enregistrer de nombreux acquis économiques et sociaux.
Au niveau social, dans la dynamique d’exécution du PND 2021- 2025, le huitième Programme a permis la mobilisation d’un budget global de 100,3 millions USD, soit environ 61 milliards de FCFA, a fait remarquer Souleymane Diarrassouba.
Ces ressources ont permis d’enregistrer des progrès déterminants en matière de santé maternelle, de planification familiale, de réduction des violences basées sur le genre, d’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi que la production de statistiques fiables pour orienter la prise de décisions.
AP/Sf/APA





