Alors qu’ils comptent aller en grève ce lundi, les professionnels de la santé au Tchad réclament de meilleures conditions de travail.
Le Syndicat des médecins du Tchad (SYMET) a tenu ce samedi 18 octobre 2025 son assemblée générale au cours de laquelle les membres ont décidé de déposer un préavis de grève d’une durée d’une semaine, allant du 20 au 26 octobre.
Dans leur déclaration, les médecins exigent la révision de leur statut professionnel, qu’ils jugent obsolète et inadapté aux réalités actuelles du secteur de la santé. Ils réclament également l’harmonisation des primes, le paiement intégral des arriérés de salaires, ainsi que l’octroi d’une prime de logement destinée à améliorer leurs conditions de vie.
Au-delà des revendications salariales, le SYMET met en avant la sécurité des personnels médicaux, souvent exposés à des risques élevés, notamment dans les zones reculées ou en proie à l’insécurité. Les médecins déplorent en outre la mauvaise gestion des hôpitaux publics, qui se traduit par un manque chronique de matériel, des ruptures fréquentes de médicaments essentiels et des conditions de travail jugées indignes.
Dans un ton ferme, le syndicat interpelle le gouvernement tchadien à prendre des mesures urgentes pour répondre à leurs doléances. Les praticiens affirment qu’en l’absence d’un dialogue constructif et de solutions concrètes, ils n’excluent pas de durcir le mouvement après la période du préavis.
Cette mobilisation du corps médical survient dans un contexte de fragilité du système de santé tchadien, déjà éprouvé par des difficultés budgétaires, des infrastructures vieillissantes et une pénurie de personnel qualifié.
Le SYMET appelle enfin les autorités à « placer la santé publique au centre des priorités nationales », estimant qu’« un pays ne peut se développer sans un système de santé solide et des médecins respectés dans leurs droits ».
CA/ac/Sf/APA







