Le 2 mai renvoie à des moments charnières de l’histoire africaine, entre transition démocratique en Afrique du Sud et rivalités coloniales dans la Corne de l’Afrique.
Le 2 mai 1994, Nelson Mandela entérine la victoire de l’African National Congress (ANC) à l’issue des premières élections multiraciales organisées du 26 au 29 avril. Crédité d’un peu plus de 62 % des suffrages, le parti met fin à plusieurs décennies d’apartheid et ouvre la voie à l’investiture de Mandela comme premier président noir du pays le 10 mai suivant.
Cette date fait écho à une autre étape clé du processus sud-africain.
Le 2 mai 1990, les premières discussions officielles s’ouvrent au Cap entre le gouvernement de F. W. de Klerk et l’ANC. Ces pourparlers, engagés quelques mois après la libération de Mandela, jettent les bases des négociations qui conduiront au démantèlement du régime ségrégationniste.
Plus d’un siècle auparavant, le 2 mai 1889, l’empereur Menelik II signe avec l’Italie le traité de Wuchale. Rédigé en versions amharique et italienne aux interprétations divergentes, le texte devient rapidement source de contentieux. Rome y voit un protectorat sur l’Éthiopie, ce que conteste Addis-Abeba. Cette ambiguïté débouche sur la première guerre italo-éthiopienne (1895-1896), conclue par la victoire éthiopienne à Battle of Adwa, symbole durable de résistance à la colonisation.
Au-delà de ces repères, le début du mois de mai s’inscrit dans des dynamiques historiques plus larges. En 1960, l’Afrique du Sud reste marquée par la poursuite des mobilisations contre l’apartheid après le massacre de Sharpeville. En 1974, les effets immédiats de la Carnation Revolution au Portugal accélèrent les processus de décolonisation en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau.
Sf/APA







