En mission de travail à Accra les 30 et 31 mars 2026, le ministre d’État burkinabè chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a multiplié les rencontres avec de hauts responsables ghanéens. Objectif : renforcer la coopération bilatérale et améliorer les conditions de transit portuaire, cruciales pour le Burkina Faso.
Avec pour objectif de renforcer la coopération avec le voisin ghanéen, le ministre burkinabé de l’Administration territoriale et de la Mobilité a d’abord été reçu par l’Envoyé spécial du Ghana auprès de l’Alliance des États du Sahel (AES), Larry Gbevlo-Lartey. Dans une атмосphère cordiale, Émile Zerbo a transmis les salutations du peuple burkinabè et fait le point sur les avancées dans la lutte contre le terrorisme ainsi que sur les efforts de développement en cours dans son pays.
Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté, au panafricanisme et à la paix, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation accrue de la communauté internationale face à la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest.
Le ministre burkinabè a également salué la qualité des relations entre les deux pays, illustrée récemment par la tenue de la 13e session de la Commission mixte de coopération à Ouagadougou, en février 2026.
La problématique du transit portuaire a occupé une place centrale dans les échanges. Lors de son entretien avec le ministre ghanéen des Transports, Joseph Bukari Nikpe, Émile Zerbo a mis en lumière plusieurs difficultés rencontrées par les opérateurs économiques burkinabè : absence d’accord de siège pour le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC), coûts élevés des surestaries, manque d’aires de repos et de parkings sécurisés le long des corridors, fluctuations monétaires et limites des capacités logistiques.
En réponse, le ministre ghanéen a promis des mesures rapides pour lever certaines contraintes. Il a également annoncé la mise en place d’une équipe conjointe chargée d’identifier les problèmes persistants et de proposer des solutions durables.
Le 31 mars, Émile Zerbo a poursuivi ses consultations avec le ministre ghanéen de l’Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak, en présence de plusieurs responsables, dont l’ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, David Kabré. Les discussions ont notamment porté sur la sécurisation des corridors, un enjeu majeur pour garantir la fluidité des échanges commerciaux.
À travers ces rencontres, le Burkina Faso et le Ghana affichent leur volonté commune de renforcer leur partenariat et de trouver des réponses concrètes aux défis logistiques qui affectent l’économie burkinabè, en raison de son enclavement.
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