De hauts responsables des Nations Unies effectueront prochainement des visites de terrain au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), afin de mieux évaluer les réalités locales et de renforcer la coopération avec les autorités.
La décision de visites de terrains dans les trois pays membres de l’AES, par de hauts responsables onusiens, a été annoncée à l’issue d’un entretien, le 26 septembre à New York, entre la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed, et le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, chef de la délégation du Burkina Faso à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Au cours de la rencontre, M. Traoré a présenté la situation du Burkina Faso sur les plans sécuritaire, humanitaire et du développement. Il a notamment mis en avant les mécanismes de mobilisation de ressources nationales mis en place par les autorités.
Selon le ministre, ces mécanismes ont contribué à améliorer la réponse humanitaire et les actions de développement au cours des trois dernières années.
M. Traoré a également plaidé pour une meilleure prise en compte des remontées des agences onusiennes présentes sur le terrain. Il a estimé que leurs observations permettent de mieux appréhender les réalités locales que certains rapports produits à distance.
Le chef de la diplomatie burkinabè a aussi appelé à une évolution du discours international sur le Burkina Faso et l’AES. Il a défendu une meilleure reconnaissance des efforts des populations et des autorités en matière de sécurité et de développement.
Sur le plan politique, il a appelé à une nouvelle lecture des transitions dans les pays de l’AES, présentées par Ouagadougou comme des processus de refondation et de participation citoyenne.
Les futures visites de terrain devraient permettre aux responsables onusiens de poursuivre ce dialogue avec les autorités nationales et de mieux ajuster le partenariat entre l’ONU et les pays de l’AES.
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