Les manifestations organisées samedi en France ont réuni entre 550 000 personnes, selon le gouvernement, et 800 000, selon la CGT. Des affrontements, des pillages et des incendies ont été signalés dans plusieurs villes. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait état de 1 200 interpellations et de plus de 150 policiers blessés.
Les manifestations organisées samedi 17 octobre en France autour de revendications sociales multiples ont été marquées par des violences et d’importantes dégradations dans plusieurs villes, notamment Paris, Lyon, Marseille et Limoges, selon Reuters et le quotidien britannique The Guardian.
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé que 1 200 personnes avaient été interpellées et que plus de 150 policiers avaient été blessés, selon Reuters. Le bilan a également été rapporté par The Guardian dimanche 18 octobre.
Les estimations de participation divergent. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé environ 550 000 manifestants à l’échelle nationale, tandis que la Confédération générale du travail (CGT) a évalué leur nombre à 800 000, selon Reuters.
À Paris, des affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Des commerces ont été pillés et des véhicules incendiés, tandis que des dégradations ont été constatées dans plusieurs rues de la capitale.
À Lyon, l’office du tourisme a été incendié. À Marseille, des manifestants ont pénétré brièvement dans l’hôtel de ville et dégradé des locaux. À Limoges, un incendie a gravement endommagé la mairie.
À Saint-Étienne, un jeune manifestant a perdu une main après un incident impliquant une grenade policière. Une enquête a été ouverte par l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), selon Reuters et Le Monde. Les circonstances précises de la blessure doivent être établies par l’enquête.
Des griefs sociaux divers
La mobilisation a réuni des lycéens, des étudiants, des salariés, des retraités, des agriculteurs et des sympathisants du mouvement des « Gilets jaunes ». Les revendications portent notamment sur la hausse du coût de la vie, le prix des carburants, les salaires, les retraites, les conditions d’enseignement, les inégalités sociales et les moyens accordés aux services publics.
Reuters rapporte que le mouvement, initialement nourri par la contestation lycéenne autour des conditions d’apprentissage et des absences d’enseignants, s’est progressivement élargi à des préoccupations économiques et sociales.
La CGT a notamment appelé à des hausses de salaires et de pensions, à une baisse des prix et à la protection des services publics, selon The Guardian.
Le président Emmanuel Macron a condamné les violences et promis que leurs auteurs seraient poursuivis. Le gouvernement a, de son côté, dénoncé les attaques contre les bâtiments publics, les commerces et les forces de l’ordre, tout en distinguant ces actes des manifestations pacifiques.
AC/APA





