La Ville de Dakar a posé, samedi, la première pierre d’un hôpital moderne de niveau 3 aux Parcelles assainies, pour un coût prévisionnel de 15,6 milliards de FCFA.
D’une capacité de 320 lits, cette infrastructure vise à renforcer l’offre de soins dans la capitale sénégalaise, dans le cadre d’une politique de justice territoriale portée par le maire Abass Fall.
Implanté sur un terrain de 16 627 mètres carrés appartenant au patrimoine foncier de la Ville de Dakar, le futur établissement sanitaire ambitionne de répondre aux besoins des populations des Parcelles assainies et des zones environnantes.
Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le maire de Dakar a présenté ce projet comme une traduction concrète de son engagement à faire de la santé une priorité de son mandat.
Pour Abass Fall, la construction de cet hôpital dépasse la réalisation d’un équipement public. Elle participe à une volonté de réduire les disparités territoriales dans l’accès aux services de santé et de rapprocher les infrastructures sanitaires des populations.
Le coût global du projet, estimé à 15,6 milliards de FCFA, englobe la construction, l’équipement et les travaux de voirie intérieure et extérieure. La municipalité prévoit de financer l’opération sur ses ressources propres, en attendant la confirmation de l’accompagnement de partenaires financiers déjà identifiés.
Dans cette perspective, deux milliards cinq cents millions de FCFA ont été inscrits au budget 2026 comme fonds d’amorçage. La Ville prévoit également de mobiliser sept milliards de FCFA en 2027 et 6,1 milliards en 2028.
Le projet bénéficie de la collaboration des services techniques du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et des équipes municipales. La présence du ministre Ibrahima Sy à la cérémonie a illustré, selon le maire, l’importance de la coopération entre l’État et les collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Abass Fall a également salué la collaboration avec la commune des Parcelles assainies, dirigée par Aboubacar Diamil Sané, qu’il considère comme une illustration de l’intercommunalité au service des populations.
L’entreprise Global Services Équipement (GSE), attributaire du marché, a été appelée à respecter les délais d’exécution et les exigences de qualité. Le maire a insisté sur l’urgence de réaliser l’infrastructure, tout en réaffirmant la disponibilité de la municipalité à accompagner les différents intervenants.
Le cabinet Archi Design et le cabinet CACO, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, figurent parmi les acteurs nationaux mobilisés pour les études et l’accompagnement technique du projet.
Avec une capacité annoncée de 320 lits, le futur hôpital représente un investissement structurant pour les Parcelles assainies. Sa contribution à l’amélioration de l’accès aux soins dépendra toutefois du respect du calendrier des travaux, de l’installation des équipements et des conditions de fonctionnement de l’établissement après sa livraison.
À travers le slogan « Hôpital aux Parcelles assainies Meune Na Nek », la municipalité entend faire de ce chantier un symbole de son engagement en faveur d’infrastructures sanitaires plus accessibles et d’un développement urbain mieux équilibré.
TE/APA





