Le Burkina Faso veut privilégier la mobilisation de ressources nationales et les appuis structurants pour réduire progressivement sa dépendance à l’aide humanitaire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré à New York.
« Nous ne sommes plus dans l’humanitaire pour l’humanitaire », a affirmé le Chef de la diplomatie burkinabe lors d’un entretien avec Tom Fletcher, sous-secrétaire général de l’ONU chargé des Affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence (OCHA), en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Selon le ministre, le Burkina Faso a mis en place des mécanismes de mobilisation de ressources nationales pour financer une partie des actions de relèvement en faveur des populations retournées dans les zones reconquises.
« Les mécanismes de mobilisation de ressources nationales permettent au Burkina Faso de casser progressivement le cycle de l’aide humanitaire pour semer la graine de la résilience », a-t-il déclaré.
Tom Fletcher a, de son côté, présenté une situation financière difficile pour OCHA, marquée par une forte baisse des contributions volontaires de plusieurs bailleurs.
Le chef de la diplomatie burkinabè a indiqué que son pays attend désormais de ses partenaires des « appuis structurants », destinés à renforcer l’autonomie des bénéficiaires.
En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Traoré s’est également entretenu avec Vanessa Frazier, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés.
Ouagadougou a exprimé des réserves sur certains rapports onusiens consacrés à la situation des enfants au Burkina Faso, estimant qu’ils ne reflètent pas suffisamment les réalités du terrain.
« Il y a un gap entre le terrain et les rapports », a déclaré le ministre, appelant à une concertation sur les méthodes, les approches et les acteurs associés à l’évaluation de la situation.
Les deux responsables onusiens ont annoncé des visites techniques au Burkina Faso afin de mieux appréhender le contexte national et d’adapter les programmes de partenariat.
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