Le parlement égyptien a reporté à lundi la session prévue pour débattre de l’octroi aux forces armées de l’autorisation de prendre des mesures de défense en soutien à l’Arabie saoudite.
Selon la chaîne d’information égyptienne « Al-Qahera News », le Parlement a levé sa séance du jour sans publier de déclaration sur l’issue des discussions ni fournir de détails sur la question.
Les débats au Parlement égyptien, consacrés à l’examen de la demande du président Abdel Fattah Al-Sissi d’autoriser l’envoi de forces militaires en Arabie saoudite, s’étaleront sur trois jours, a indiqué le député Mostafa Bakri dimanche 18 octobre sur la plateforme X.
« La raison du report est la présence d’un grand nombre de députés demandant la parole. Le vote aura probablement lieu mardi prochain », a indiqué le député.
Avant cette réunion parlementaire, le Conseil de la défense nationale égyptien avait décidé d’apporter tout le soutien nécessaire et possible à l’Arabie saoudite afin de préserver sa sécurité et sa stabilité, face aux attaques menées par les Houthis depuis le Yémen.
La Chambre des représentants s’était réunie à la suite de l’appel à une « session d’urgence » lancé samedi par le président, Abdel Fattah al-Sissi. Cette convocation visait à examiner le mandat de défense à accorder aux forces armées pour protéger l’Arabie saoudite, dans l’éventualité où celle-ci en ferait la demande.
Aux termes de l’article 152 de la Constitution égyptienne de 2014, l’envoi des forces armées dans une mission de combat à l’étranger est soumis à l’avis préalable du Conseil de défense nationale et à l’approbation de la Chambre des représentants à la majorité des deux tiers de ses membres.
Al-Sissi avait insisté samedi sur la nature strictement défensive de cette posture : « Je ne parle pas pour que nous fassions la guerre ou attaquions qui que ce soit, mais uniquement pour défendre ».
AK/APA





