Le 19 octobre 1977, le régime d’apartheid sud-africain interdit plusieurs publications, dont The World et Weekend World, et arrête des journalistes ainsi que des militants anti-apartheid. Cette répression, connue sous le nom de « mercredi noir », marque l’histoire de la liberté de la presse dans le pays.
Le 19 octobre 1977, les autorités sud-africaines interdisent les journaux The World et Weekend World, deux publications qui couvraient notamment les violences liées à l’apartheid et les mobilisations de la population noire.
Le rédacteur en chef de The World, Percy Qoboza, et son adjoint, Aggrey Klaaste, sont arrêtés par la police spéciale. Qoboza est détenu pendant cinq mois en vertu de la loi sur la sécurité intérieure, tandis que d’autres journalistes et militants sont également interpellés.
Le même jour, le gouvernement déclare illégales 19 organisations liées au mouvement de la Conscience noire, qui défend l’émancipation politique et sociale des populations noires. Parmi les organisations visées figure la South African Students’ Organisation (SASO), à laquelle avait appartenu Steve Biko, mort en détention policière le 12 septembre 1977.
Cette offensive intervient dans un contexte de répression accrue après les soulèvements de Soweto de juin 1976 et la mobilisation contre le système de ségrégation raciale. En fermant les journaux et en interdisant les organisations contestataires, le régime cherche notamment à limiter la diffusion des informations et l’organisation de l’opposition.
Baptisée « Black Wednesday », cette journée est commémorée en Afrique du Sud comme une date majeure de l’histoire de la presse. Le 19 octobre est également associé à la Journée de la liberté des médias dans le pays.
L’apartheid était un système institutionnalisé de ségrégation et de discrimination raciales appliqué en Afrique du Sud. Les autorités ont officiellement mis fin à ce système au début des années 1990, avant les premières élections nationales démocratiques au suffrage universel en avril 1994.
APA





