Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont harmonisé leurs positions en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de coopération islamique (OCI), avec pour objectif de défendre les priorités de la Confédération des États du Sahel (AES) et de renforcer son partenariat avec l’organisation.
Les délégations des trois pays sahéliens se sont réunies à Bagdad, en Irak, où se sont tenues les 17 et 18 octobre 2026 les travaux de cette session ministérielle placée sous le thème « Dialogue et solidarité, deux piliers fondamentaux pour promouvoir la paix et le développement durable ».
Au cœur de cette concertation figure la volonté de coordonner les interventions des trois États afin de donner davantage de cohérence à leur participation aux travaux de l’OCI. Les échanges ont notamment porté sur la prise en compte des résolutions de l’AES et le renforcement du Bureau régional de l’organisation au Niger.
Cette démarche traduit la volonté des trois pays de porter des préoccupations communes dans les instances multilatérales, tout en consolidant leurs relations avec l’OCI et ses États membres. Elle intervient dans un contexte où les questions de solidarité, de coopération et de réponse aux défis régionaux occupent une place importante dans les discussions de l’organisation.
Les émissaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont également abordé la question des candidatures, notamment sous l’angle de la convergence des positions au sein du Groupe africain de l’OCI. La coordination diplomatique apparaît ainsi comme un enjeu pour défendre des intérêts partagés et rechercher des soutiens dans les mécanismes de décision de l’organisation.
Les discussions ont par ailleurs porté sur la prochaine édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue du 27 février au 6 mars 2027 dans la capitale burkinabè, illustrant l’ouverture de la concertation à des sujets culturels en plus des dossiers diplomatiques.
Le Burkina Faso prend part à cette rencontre par une délégation conduite par son ambassadeur auprès du Royaume d’Arabie saoudite, Boukary Savadogo, accompagné de la directrice générale de la Coopération multilatérale, Mariame Fofana, et du chef du service Coopération afro-arabe, Toussaint Ouattara.
La 52e session de l’OCI a été ouverte le 17 octobre par le Premier ministre irakien, Ali Faleh Al-Zaidi. Au-delà des échanges entre les États membres, elle offre à la Confédération sahélienne un cadre de concertation pour chercher à faire prendre en compte ses priorités au sein d’une organisation internationale.
TE/APA





