L’exécution du budget de l’État du Sénégal au premier trimestre 2026 s’est déroulée dans un environnement international marqué par un regain d’incertitudes, mais elle s’est globalement traduite par une maîtrise des équilibres budgétaires, selon le rapport trimestriel d’exécution budgétaire.
Le Sénégal se prévaut d’une exécution budgétaire relativement maîtrisée. Selon le rapport trimestriel, les recettes du budget général ont été mobilisées à hauteur de 1 149,7 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit un taux de réalisation de 19,4 % de l’objectif annuel fixé à 5 932,2 milliards. Elles enregistrent une hausse de 11,9 % en glissement annuel.
Les recettes fiscales, principal moteur des ressources publiques, se sont établies à 1 095,7 milliards, représentant 20,3 % de l’objectif annuel. Elles affichent une progression de 14,1 % sur un an, tirée par la dynamique des impôts directs, notamment ceux liés au secteur pétrolier et gazier, ainsi que par les impôts indirects intérieurs.
Les recettes non fiscales ont atteint 41 milliards, en baisse de 23,6 % par rapport à la même période en 2025, en raison notamment de la contraction des dividendes et produits financiers, ainsi que de la diminution des redevances radioélectriques.
Les dons se sont élevés à 13 milliards, exclusivement sous forme de dons en capital, aucun appui budgétaire n’ayant été enregistré sur la période.
Du côté des dépenses, les exécutions du budget général ont atteint 1 482,7 milliards, soit 20,6 % des prévisions annuelles, traduisant un rythme globalement modéré.
Les dépenses ordinaires se sont élevées à 1 185,5 milliards, portées principalement par les transferts courants (445,7 milliards) et les dépenses de personnel (375,1 milliards).
Les charges d’intérêts de la dette ont atteint 285 milliards, dont 209,3 milliards au titre de la dette extérieure.
Les dépenses en capital restent à un niveau relativement faible, avec 297,2 milliards exécutés, soit 10,6 % des prévisions. Les investissements financés sur ressources internes s’élèvent à 160,8 milliards, tandis que ceux financés sur ressources extérieures atteignent 136,4 milliards, principalement sous forme de prêts-projets.
Il en ressort un déficit budgétaire de 333 milliards à fin mars 2026, soit 1,4 % du PIB, en dessous de la cible annuelle de 5,37 % du PIB, traduisant une exécution globalement contenue, soutenue par la dynamique des recettes internes et une progression modérée des dépenses.
Par ailleurs, le Fonds national de retraite (FNR) dégage un excédent de 12,9 milliards, en amélioration par rapport aux 11,7 milliards enregistrés un an plus tôt, porté par la hausse du nombre de cotisants.
Enfin, les 186 organismes publics suivis affichent un taux d’exécution budgétaire de 13,4 % pour des crédits annuels de 2 384,8 milliards, avec une prédominance des dépenses de fonctionnement sur les investissements.
Au niveau international, dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient et de fortes pressions sur les marchés de l’énergie liées aux perturbations du transit dans le détroit d’Ormuz, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2026 à 3,1 %, contre 3,3 % précédemment, tout en relevant ses projections d’inflation à 4,4 %.
ARD/te/Sf/APA






