Le président mozambicain Daniel Chapo a promulgué une nouvelle loi minière imposant une participation minimale de 15 % de l’État dans tous les projets miniers et renforçant les exigences de transformation locale des minerais.
Adoptée par le Parlement mozambicain en mai, la réforme imposant une participation publique minimale de 15% dans les projets miniers, vise à accroître le contrôle public sur les ressources stratégiques, dans un contexte de forte demande mondiale en minerais destinés aux batteries, notamment le graphite.
Selon un avis gouvernemental daté du 3 juin, la loi a pour objectif de renforcer la gestion des ressources minières « dans la défense de l’intérêt national ».
Le texte prévoit que l’État, via la Société nationale des mines, détienne une participation gratuite et non diluable de 15 % dans chaque projet minier, tout au long de la chaîne de valeur.
Il interdit également l’exportation de minerais bruts ou semi-transformés, sauf autorisation spéciale du ministère compétent dans le cadre de plans de transformation locale.
Les autorités n’ont pas encore précisé si ces dispositions s’appliqueront aux projets déjà en activité, certains étant régis par des accords de longue durée.
Le Mozambique est l’un des principaux producteurs mondiaux de graphite et dispose d’importantes ressources minières, notamment la mine de Balama exploitée par Syrah Resources, ainsi que la mine de rubis de Montepuez.
Cette réforme s’inscrit dans une tendance africaine plus large visant à renforcer la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles et à accroître la valeur ajoutée locale, à l’image de politiques similaires menées notamment au Zimbabwe et en République démocratique du Congo.
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