Le gouvernement fédéral du Nigéria a mis en place un groupe de travail technique sur les normes relatives aux résidus dans les produits agricoles afin de remédier aux rejets récurrents des exportations agricoles nigérianes, dus au non-respect des limites maximales de résidus (LMR) et d’autres exigences sanitaires et phytosanitaires.
Lors de la cérémonie de mise en place du groupe de travail technique sur les résidus agricoles, le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, le Dr Aliyu Sabi Abdullahi, a déclaré que cette initiative s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à renforcer les systèmes de sécurité alimentaire et à améliorer la compétitivité du Nigéria sur les marchés agricoles régionaux et internationaux.
Selon le ministre, cette mise en place marque « une nouvelle étape importante dans l’engagement du gouvernement fédéral à garantir la sécurité alimentaire et à renforcer la compétitivité du Nigéria sur les marchés agricoles régionaux et internationaux ».
Dans un communiqué publié lundi à Abuja, M. Abdullahi a indiqué que la création de ce groupe de travail technique s’inscrivait dans le cadre du programme « Renewed Hope » du président Bola Tinubu, qui exige que les produits agricoles nigérians « atteignent non seulement les objectifs de production, mais respectent également les normes internationales de sécurité et de qualité alimentaires ».
Il a souligné que « ces dernières années, le Nigéria a enregistré plusieurs cas de rejet de produits agricoles à l’exportation en raison du non-respect des limites maximales de résidus (LMR) et d’autres exigences sanitaires et phytosanitaires ».
Selon lui, ces rejets ont engendré d’importantes pertes économiques pour les acteurs de la chaîne de valeur agricole.
« Ces refus ont entraîné des pertes économiques, une baisse de la confiance des marchés et des opportunités manquées pour les agriculteurs, les exportateurs et les entreprises agroalimentaires », a-t-il déclaré.
« Les préoccupations croissantes liées aux résidus de pesticides, aux contaminants et aux enjeux de sécurité alimentaire exigent une réponse coordonnée, scientifique et multisectorielle. Cela justifie la création de ce groupe de travail technique », a ajouté le ministre.
Il a expliqué que le groupe de travail servira de « plateforme stratégique réunissant des experts issus des institutions gouvernementales, des agences de réglementation, du monde universitaire, des instituts de recherche, du secteur privé, des organisations de producteurs et des partenaires au développement afin de relever les défis liés aux normes sur les résidus dans les produits agricoles au Nigeria ».
S’adressant aux membres du comité, le ministre a affirmé que leur nomination témoignait de leur compétence et de leur engagement en faveur du développement du secteur agricole.
Il les a chargés d’élaborer des solutions pratiques, applicables et durables pour renforcer les systèmes nationaux de contrôle alimentaire, améliorer le respect des bonnes pratiques d’utilisation des pesticides et faciliter l’accès des produits agricoles nigérians aux marchés internationaux les plus exigeants.
Le ministre a également exhorté les membres à veiller à ce que leurs recommandations soient fondées sur des données probantes, inclusives et conformes aux meilleures pratiques internationales, tout en tenant compte des réalités locales.
Selon lui, les travaux du comité contribueront à préserver la santé publique, à améliorer la qualité et la sécurité des produits agricoles nigérians, à accroître les recettes d’exportation et à réduire les pertes post-récolte liées aux restrictions commerciales.
GIK/fss/te/Sf/APA






