Pour les parlementaires de la Cédéao, l’accès à l’électricité demeure l’un des principaux défis du développement en Afrique de l’Ouest, particulièrement dans les zones rurales.
Face aux problèmes d’accès à l’électricité, notamment en zone rurale, les parlementaires de la Cédéao entendent jouer pleinement leur rôle pour accélérer la transition énergétique et faire des énergies renouvelables un moteur de développement économique et social.
C’est tout le sens de la réunion délocalisée de la Commission mixte énergie et mines, agriculture, environnement et ressources naturelles du Parlement de la CEDEAO, ouverte ce lundi à Dakar autour du thème : « Exploiter les énergies renouvelables pour l’électrification rurale et le renforcement des économies rurales dans l’espace Cédéao : le rôle du Parlement de la Cédéao ».
Prenant la parole au nom du ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mamadou Moustapha Seck, Directeur adjoint du Bureau national Cédéao, a salué une initiative qu’il juge stratégique pour l’avenir de la région.
Selon lui, l’accès universel à l’énergie ne constitue pas seulement une nécessité sociale, mais également une condition essentielle à la transformation économique des territoires ruraux.
« Il s’agit de permettre à nos populations rurales de disposer de l’énergie nécessaire pour produire davantage, créer de la valeur ajoutée et améliorer durablement leurs conditions de vie », a-t-il souligné.
Pour les autorités sénégalaises, les énergies renouvelables représentent aujourd’hui une opportunité majeure pour répondre simultanément aux impératifs de développement et aux exigences de préservation de l’environnement.
Dotés d’un important potentiel solaire, éolien et hydraulique, les pays de la Cédéao disposent d’atouts considérables pour accélérer leur transition énergétique.
Le représentant du ministre a également insisté sur la responsabilité des parlementaires communautaires dans ce processus. Grâce à leurs pouvoirs législatifs et à leur capacité de plaidoyer auprès des gouvernements, ils sont appelés à favoriser l’adoption de politiques publiques et de cadres réglementaires capables d’encourager les investissements dans les énergies propres et de faciliter l’accès des populations rurales à l’électricité.
Au cours de son intervention, Mamadou Moustapha Seck a rappelé les progrès réalisés par la Cédéao à travers plusieurs institutions spécialisées œuvrant dans le domaine énergétique.
Il a notamment cité le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cédéao, l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité ainsi que le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-Africain (WAPP), considéré comme un pilier de l’intégration énergétique régionale.
Toutefois, il a attiré l’attention sur les difficultés financières que traverse actuellement le WAPP, invitant les parlementaires à soutenir les efforts visant à préserver la viabilité de cet instrument essentiel à la coopération énergétique ouest-africaine.
Pendant cinq jours, les parlementaires et experts examineront les mécanismes susceptibles d’accélérer l’électrification des zones rurales, où des millions de personnes demeurent encore privées d’un accès fiable à l’énergie.
Au-delà des débats techniques, la rencontre de Dakar traduit une ambition politique forte : faire de l’énergie renouvelable un levier de croissance inclusive, de création d’emplois et de réduction des disparités entre les zones urbaines et rurales dans l’espace communautaire.
À l’heure où la Cédéao vise l’accès universel à l’énergie à l’horizon 2030, les participants s’accordent sur une conviction : la transition énergétique ne pourra réussir sans un engagement accru des États, des institutions régionales et des parlementaires.
TE/Sf/APA






