Les principaux partis engagés dans les élections législatives algériennes du 2 juillet ont poursuivi leurs activités de campagne au cinquième jour de la compétition électorale, en mettant l’accent sur le pouvoir d’achat, l’emploi, l’éducation et le renforcement des institutions.
À Alger, le Front des forces socialistes (FFS) a défendu un programme centré sur les questions sociales, proposant notamment une revalorisation du salaire minimum, une hausse des rémunérations dans la fonction publique et diverses mesures de soutien destinées aux étudiants, aux chômeurs et aux catégories les plus vulnérables. Le parti plaide également pour un encadrement des prix des produits de première nécessité afin d’atténuer les effets de l’inflation sur les ménages.
À Tlemcen, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Chérif, a concentré son discours sur la question de l’abstention, devenue l’une des principales préoccupations de cette campagne. Plusieurs responsables politiques redoutent en effet une faible mobilisation électorale, un phénomène récurrent lors des précédents scrutins et souvent interprété comme un signe de défiance envers les institutions représentatives.
D’autres formations ont également tenté de se démarquer par leurs propositions sectorielles. Le Rassemblement national démocratique (RND) a mis en avant la réforme du système éducatif, tandis que le Mouvement El Bina a insisté sur la stabilité institutionnelle et le renforcement de la participation des femmes à la vie publique. Le Parti des travailleurs (PT) et Sawt Echaab ont, pour leur part, appelé à une implication accrue des citoyens dans le processus politique.
Malgré la diversité des programmes présentés, de nombreux thèmes reviennent d’un parti à l’autre, notamment la protection du pouvoir d’achat, la lutte contre les difficultés sociales et l’amélioration des services publics. Cette convergence traduit l’importance des préoccupations économiques dans un pays confronté à une pression persistante sur les revenus des ménages, en dépit des ressources tirées des hydrocarbures.
Pour plusieurs observateurs, le principal enjeu de cette campagne pourrait toutefois moins résider dans les promesses électorales que dans la capacité des partis à convaincre les électeurs de se rendre aux urnes. Les appels répétés à la participation lancés par les responsables politiques illustrent les inquiétudes entourant le niveau de mobilisation attendu lors d’un scrutin dont la légitimité politique dépendra en grande partie du taux de participation enregistré.
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