La Libye et le Maroc ont signé à Rabat un accord de coopération visant à promouvoir les exportations, encourager les investissements réciproques et développer les échanges entre les entreprises des deux pays, dans un contexte de relance des relations économiques maghrébines.
La Libyan Export Development Authority (LEDA) et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) ont conclu un mémorandum d’entente destiné à renforcer la coopération économique entre la Libye et le Maroc. L’accord prévoit la promotion des exportations, la facilitation des investissements bilatéraux ainsi qu’un accompagnement accru des entreprises souhaitant accéder aux marchés des deux pays.
Selon les termes du mémorandum, les deux organismes travailleront conjointement à l’organisation de missions commerciales, de salons professionnels et de programmes de formation. Ils prévoient également de réaliser des études de marché communes et de renforcer les échanges d’informations économiques afin d’améliorer la connaissance mutuelle des opportunités d’affaires.
Cette initiative intervient alors que la Libye cherche à diversifier son économie au-delà du secteur des hydrocarbures et à attirer davantage d’investissements dans les infrastructures, la logistique, l’industrie manufacturière et les services. Le Maroc dispose pour sa part d’une expérience reconnue dans la promotion des exportations, l’attraction des investissements étrangers et l’intégration aux marchés africains, européens et moyen-orientaux.
Les deux agences estiment que le rapprochement institutionnel doit désormais se traduire par des partenariats concrets entre opérateurs économiques. Les entreprises libyennes pourraient bénéficier de l’expertise marocaine dans les domaines de la logistique, de l’organisation industrielle et de la prospection commerciale, tandis que les entreprises marocaines pourraient trouver en Libye de nouvelles opportunités dans les secteurs liés à la reconstruction, à l’énergie, aux transports et aux services.
Au-delà des relations bilatérales, l’accord est présenté comme une contribution au renforcement des échanges économiques au sein du Maghreb, une région où les flux commerciaux intra-régionaux demeurent limités malgré la proximité géographique et les complémentarités économiques existantes. Les experts soulignent régulièrement le potentiel inexploité des échanges entre les économies maghrébines, en raison notamment des contraintes logistiques et de la faible mise en œuvre de certains cadres de coopération régionale.
La portée effective de l’accord dépendra toutefois de sa mise en application. Les deux parties considèrent que les missions économiques, les rencontres d’affaires et les projets d’investissement qui découleront de ce partenariat constitueront les principaux indicateurs de son succès. Pour la Libye, l’enjeu est de renforcer son intégration dans les circuits commerciaux nord-africains. Pour le Maroc, il s’agit d’accéder à un marché en reconstruction offrant d’importantes perspectives pour ses entreprises.
MK/AK/Sf/APA







