Le président Emmerson Mnangagwa a officiellement ouvert jeudi la 15ᵉ Conférence des parties (COP15) à la Convention de Ramsar sur les zones humides, marquant l’entrée en fonction du Zimbabwe à la présidence tournante de ce traité environnemental mondial.
Placée sous le thème « Protéger les zones humides pour notre avenir commun », la 15e édition (COP15) est historique : c’est la première fois en 55 ans qu’un chef d’État inaugure une COP Ramsar, illustrant le rôle croissant du Zimbabwe dans la diplomatie environnementale.
« Ce sommet dépasse les frontières du Zimbabwe. C’est un appel mondial à préserver des écosystèmes essentiels à la survie des générations futures », a déclaré le président Mnangagwa, rappelant que « les zones humides ne sont pas des terres inutiles, mais des piliers de la biodiversité ».
Organisé à Victoria Falls, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le sommet réunit des délégués de 172 pays et doit aboutir à l’adoption de la Déclaration de Victoria Falls, un texte fondateur en faveur de la restauration des zones humides, assorti de la création d’un Fonds mondial dédié.
Succédant à la Chine, le Zimbabwe s’engage à promouvoir l’intégration des zones humides dans les politiques climatiques et de biodiversité nationales.
Selon les données du Secrétariat de la Convention, bien que les zones humides couvrent seulement 6 % de la surface terrestre, 37 % d’entre elles ont disparu depuis 1971. Quant aux espèces d’eau douce, leurs populations ont chuté de 84 % depuis 1970.
La cérémonie d’ouverture a également réuni plusieurs dirigeants régionaux et chefs d’État adjoints, donnant lieu au tout premier sommet présidentiel de l’histoire de la Convention Ramsar – une étape décisive pour porter les enjeux liés aux zones humides au sommet de l’agenda international.
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