La police marocaine a formellement démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux évoquant des enlèvements systématiques d’enfants liés à un trafic d’organes.
Selon la DGSN marocaine, des rumeurs malveillantes, qui portent atteinte au sentiment de sécurité des citoyens, relatent, d’une manière alarmiste et déformée, des cas d’enlèvement systématique d’enfants en rapport avec un soi-disant trafic d’organes.
Dans un communiqué publié ce lundi 9 mars, la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) assure qu’ « aucun cas de ce type n’a été enregistré par se services », notant que les dispositifs mis en place pour signaler les crimes et les disparitions d’enfants, notamment la plateforme « E-blagh » et le système « Tifli Mokhtafi », n’ont reçu aucune alerte concernant des faits similaires à ceux évoqués dans les rumeurs diffusées.
Les services de sécurité indiquent que leur veille informationnelle a permis d’identifier la circulation de vidéos anciennes relatives à des cas de disparition de mineurs ne présentant aucune suspicion criminelle. Ces contenus ont été relayés de manière trompeuse comme s’il s’agissait d’enlèvements récents, ajoute la même source.
La DGSN ajoute que la diffusion de ces rumeurs a suscité un climat d’inquiétude chez certains citoyens, conduisant à quelques signalements de tentatives supposées d’enlèvement.
Les investigations menées ont toutefois montré que ces situations ne revêtaient aucun caractère criminel et n’étaient liées ni à des enlèvements ni à un trafic d’organes.
Face à la propagation de ces fausses informations, la DGSN affirme que les services de la police judiciaire ont ouvert des enquêtes, sous la supervision des parquets compétents au niveau territorial, afin d’identifier les parties et les individus qui colportent délibérément de fausses informations dans le but de porter atteinte au sentiment de sécurité de l’ensemble des citoyens, conclut la même source.
AK/Sf/APA






