Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty s’est entretenu au téléphone lundi 15 décembre avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi .
L’appel de Badr Abdelatty au directeur général de l’AIEA a été une occasion pour les deux parties d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale et d’évoquer les derniers développements du dossier nucléaire iranien, selon un communiqué du ministère égyptien .
Lors de cet échange, Abdelatty a souligné l’urgence de restaurer la confiance entre Téhéran et l’AIEA, estimant que le renforcement de cette coopération était indispensable, car il « permettrait d’ouvrir une chance réelle pour parvenir à des solutions diplomatiques ».
Le chef de la diplomatie égyptienne a noté que la reprise du dialogue devait conduire à un accord prenant en compte les intérêts de toutes les parties et contribuant de manière significative à la sécurité et à la stabilité régionales. Il a également salué le « rôle pivot » de l’agence onusienne dans le système de vérification prévu par le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
Cet entretien téléphonique s’inscrit dans le cadre de la médiation égyptienne, que Le Caire a intensifiée ces derniers mois. Ces efforts ont notamment abouti à la signature de l’« Accord du Caire » le 9 septembre entre l’Iran et l’AIEA. En vertu de cet accord, l’AIEA devait recouvrer un accès complet aux installations nucléaires iraniennes, y compris aux sites endommagés par les récentes attaques.
Téhéran s’était engagé à améliorer la transparence de ses déclarations sur les matières nucléaires et à renforcer les mécanismes de surveillance technique, sous l’égide de l’agence dirigée par Rafael Grossi.
Ce compromis était intervenu après une période de fortes tensions, marquée par la suspension de la coopération iranienne avec l’AIEA à la suite de frappes israéliennes et américaines menées en juin 2025 contre plusieurs sites nucléaires iraniens.
Cette crise avait contraint les inspecteurs de l’agence à quitter le territoire iranien, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.
AK/Sf/APA







