Le regain de contestation en Tunisie, notamment pour la libéralisation d’opposants incarcérés, confirme les fractures profondes de la société tunisienne face à la centralisation du pouvoir.
Plusieurs centaines de Tunisiens ont manifesté, jeudi à Tunis, pour dénoncer la politique du président Kaïs Saïed et exiger la libération des figures de l’opposition détenues.
Ce rassemblement, soutenu par l’UGTT et des familles de prisonniers, a réuni diverses tendances politiques.
Les manifestants ont fustigé une dérive autoritaire du régime, dénonçant l’étouffement des libertés et l’« emprisonnement de la jeunesse ».
Des slogans tels que « La révolution viendra » ou « L’injustice est le début de la fin » ont été brandis sur l’avenue Habib Bourguiba.
La mobilisation intervient dans un climat tendu, quelques jours après l’arrestation de l’avocat Ahmed Souab pour « terrorisme », une mesure jugée politique par ses proches.
Une quarantaine d’opposants ont récemment été condamnés pour « complot contre l’État », une procédure critiquée à l’international, mais que le président Saïed qualifie d’« ingérence étrangère ».
SL/ac/Sf/APA







