Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a annoncé dimanche sa démission, deux jours après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte de fortes tensions politiques.
Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook le 24 mai, El Malick Ndiaye évoque « une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l’État » pour justifier son départ. Il précise qu’il s’agit d’un « choix personnel, guidé par [sa] conception des institutions et de l’intérêt supérieur de la Nation ».
Élu le 2 décembre 2024 à la tête de la 15e législature avec 134 voix sur 163 votants, l’ancien ministre des Transports quitte ses fonctions dans un climat marqué par les interrogations autour de la recomposition institutionnelle en cours.
Sa démission intervient 48 heures après la décision présidentielle mettant fin aux fonctions d’Ousmane Sonko à la Primature, un épisode qui a ravivé les spéculations sur un possible retour de ce dernier à l’Assemblée nationale, où son mandat de député avait été suspendu lors de son entrée au gouvernement.
Dans son message, El Malick Ndiaye a salué les militants et responsables du PASTEF ainsi que les députés de la majorité et de l’opposition, sans commenter directement les développements politiques récents. Il affirme vouloir poursuivre son engagement au service du pays, sans préciser ses prochaines orientations.
À 41 ans, le responsable du PASTEF, également porte-parole du parti, était devenu le plus jeune président de l’histoire de l’Assemblée nationale sénégalaise lors de son élection, selon plusieurs sources parlementaires.
AC/Sf/APA






