Des responsables de haut niveau de la Guinée, de l’Egypte et du Nigéria participeront comme principaux intervenants à l’African Mining Week (AMW) 2026, prévue du 14 au 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud. Ils présenteront les réformes et stratégies mises en œuvre pour renforcer l’attractivité du secteur minier africain.
L’African Mining Week (AMW), considérée comme l’un des grands rendez-vous miniers du continent, réunira gouvernements, compagnies minières et investisseurs autour des enjeux liés à l’exploration, à la transformation locale des ressources et au financement du développement minier.
Parmi les intervenants annoncés figurent Daouda Diakité, conseiller principal du ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Yasser Ramadan, président de l’Autorité égyptienne des ressources minérales et des industries minières (MRMIA), ainsi que Martins Imonitie, directeur général de la Nigerian Mining Corporation.
Leurs interventions porteront sur les politiques nationales visant à accélérer l’exploitation des ressources, développer la transformation industrielle et attirer davantage d’investissements dans un secteur considéré comme stratégique pour la croissance économique africaine.
La Guinée entend notamment s’appuyer sur ses importantes réserves de bauxite et de minerai de fer, à travers la stratégie « Simandou 2040 », pour favoriser l’industrialisation et le développement des infrastructures. Le pays a également engagé des réformes destinées à améliorer la planification économique et le climat des affaires dans le secteur minier.
Avec plus de 122 projets stratégiques nécessitant des financements et un besoin estimé à 200 milliards de dollars pour son programme national de développement, Conakry mise sur les ressources minières comme levier majeur de transformation économique.
De son côté, l’Egypte poursuit la modernisation de son industrie minière. Le pays a lancé en mars 2026 un vaste programme de levés géophysiques aéroportés, destiné à renforcer l’exploration de ses ressources. Il développe également des projets de valorisation de l’or, du phosphate et du minerai de fer, notamment à travers des partenariats internationaux.
Le Nigéria, engagé dans une politique de diversification économique au-delà du pétrole et du gaz, cherche également à faire du secteur minier un moteur de croissance. Le pays affirme avoir attiré plus de 2,6 milliards de dollars d’investissements miniers au cours des deux dernières années, grâce à de nouvelles découvertes de minerais stratégiques, dont le lithium, l’or, le nickel, le cuivre et les terres rares.
Avec 44 ressources minérales identifiées, Abuja veut renforcer la participation du secteur privé et accroître la contribution de l’exploitation minière à l’économie nationale.
Selon un rapport diffusé par APO au nom d’Energy Capital & Power, l’AMW 2026 constituera une plateforme d’échanges sur les réformes, les opportunités d’investissement et les stratégies qui devraient façonner l’avenir de l’industrie minière africaine.
GIK/fss/te/Sf/APA






