Le ministre d’Etat nigérian aux Ressources pétrolières (Gaz), Ekperikpe Ekpo annonce que le gouvernement a dévoilé de nouvelles mesures pour renforcer la filière gazière au Nigéria.
S’exprimant jeudi à Abuja lors de la Journée nationale du gaz, à l’occasion du 9ème Sommet international de l’énergie du Nigéria 2026, le ministre d’Etat Ekperikpe Ekpo a décrit le gaz naturel comme la pierre angulaire de l’approvisionnement en électricité et un facteur essentiel à l’industrialisation du Nigéria.
Il a indiqué que le gaz fournit actuellement plus de 70% de la production d’électricité du réseau nigérian, mais a reconnu que des faiblesses structurelles au niveau de l’approvisionnement, des infrastructures et des accords commerciaux continuent de limiter la distribution d’électricité aux foyers et aux industries.
Selon le ministre en charge des Ressources pétrolières, l’administration du président Bola Tinubu renforce délibérément l’ensemble de l’écosystème gazier afin de soutenir la croissance économique, la productivité industrielle et la sécurité énergétique. Ekpo a également annoncé l’extension de son programme de distribution gratuite de bouteilles de gaz de pétrole liquéfié (GPL) aux six zones géopolitiques du Nigéria. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour promouvoir l’adoption de méthodes de cuisson propres, réduire la déforestation et diminuer la dépendance des ménages au bois de chauffage et au charbon de bois.
« Aujourd’hui, le gaz fournit plus de 70% de la production d’électricité raccordée au réseau au Nigéria. Mais pour concrétiser nos ambitions industrielles, nous renforçons l’ensemble de la chaîne gazière », a déclaré le ministre.
« Notre objectif n’est pas seulement de produire du gaz, mais aussi de garantir son acheminement fluide des puits aux centrales électriques de manière commercialement viable, prévisible et durable », a-t-il ajouté.
Il a expliqué que la stratégie du gouvernement nigérian privilégie les accords d’approvisionnement en gaz à long terme et bancables pour les centrales électriques, soulignant que l’irrégularité de l’approvisionnement et les risques liés aux paiements ont
historiquement découragé les investissements dans l’exploration et la production d’électricité à partir de gisements de gaz.
« Nous nous efforçons de mettre en place des accords d’approvisionnement en gaz à long terme et commercialement viables, qui rassurent les producteurs et garantissent un approvisionnement fiable en combustible aux centrales électriques. Sans certitude d’approvisionnement et de paiement, il est impossible de débloquer les investissements nécessaires à la stabilisation de la production d’électricité », a-t-il déclaré.
Le ministre a ajouté que le gouvernement poursuivait la mise en œuvre du cadre de résolution de la dette du secteur de l’énergie, approuvé par le Conseil économique national, qui vise à apurer les dettes héritées dues aux fournisseurs de gaz et aux sociétés de production d’électricité.
« Le surendettement du secteur de l’énergie constitue un frein majeur. Nous mettons en œuvre le cadre approuvé par le Conseil économique national pour résoudre ces dettes, car les fournisseurs de gaz doivent être payés pour que les centrales électriques puissent continuer à fonctionner », a-t-il affirmé.
Il a également indiqué que l’administration accélérait le développement des infrastructures gazières essentielles, notamment les gazoducs, les installations de traitement et les systèmes de comptage, afin d’éliminer les interruptions d’approvisionnement qui ont contraint à plusieurs reprises des centrales électriques à l’arrêt.
Et le ministre de déclarer : « Nous développons les pipelines, les usines de traitement et les infrastructures de comptage, car les molécules présentes dans le sol ne peuvent produire d’électricité sans infrastructures pour les transporter. Parallèlement, nous renforçons notre collaboration avec le secteur de l’énergie afin de lever les
obstacles opérationnels et commerciaux tout au long de la chaîne de valeur ».
Dans le cadre de ces réformes, le président Tinubu a approuvé la création d’un Centre national de commandement des infrastructures gazières, qui coordonnera et supervisera en temps réel les infrastructures gazières à l’échelle nationale.
« Ce Centre national de commandement des infrastructures gazières nous permettra de surveiller, de coordonner et d’optimiser les ressources gazières du pays. Il s’agit d’un outil essentiel pour améliorer la fiabilité, la transparence et la réactivité », a affirmé le ministre.
GIK/fss/ac/Sf/APA







