La 3e édition du Festival Porlahla s’est ouverte en fanfare à Kouto (Nord ivoirien), dans la région de la Bagoué. Sous le thème « Nos racines, nos ailes », l’événement a mobilisé plus de 5 000 personnes et un prestigieux parterre de personnalités gouvernementales pour célébrer l’identité Sénoufo et le rayonnement culturel de la Côte d’Ivoire.
Le Nord de la Côte d’Ivoire vibre au rythme des traditions. Ce jeudi, la ville de Kouto a accueilli l’ouverture officielle de la 3e édition du Festival Porlahla, biennale des arts et de la culture africaine en pays Sénoufo.
Représentant le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, parrain de l’événement, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a donné le coup d’envoi des festivités devant une foule enthousiaste de 5 000 personnes.
Accompagnée de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres Khalil Konaté, Djibril Ouattara, Souleymane Diarrassouba et Adama Kamara, Mme Remarck a souligné l’importance stratégique de ce rendez-vous.

« Le gouvernement place la culture, le patrimoine et le tourisme au cœur de la cohésion nationale et du développement durable », a-t-elle affirmé. Des délégations venues de Chine, des États-Unis, ainsi que du Burkina Faso, du Mali, du Togo, du Bénin, du Ghana et du Sénégal ont pris part à la cérémonie.
Les spectateurs ont pu admirer la richesse des prestations, allant des Dogons du Mali aux Zangbéto du Bénin, en passant par une troupe chinoise et la parade spectaculaire des initiés de Lawôlokaha (Sinématiali, nord ivoirien) et du Bois sacré du Tchologo (Nord).
Pour l’initiateur du festival, l’homme d’affaires Koné Dossongui (président d’Atlantic Group), ce rassemblement est une nécessité spirituelle et intellectuelle : « Il faut connaître et pratiquer sa culture. Ce faisant, vous êtes certains d’avoir les âmes pour monter », a-t-il plaidé.
« Nos racines, nos ailes », ce slogan, au cœur des débats, résume la vision d’une Côte d’Ivoire qui s’appuie sur son socle identitaire pour mieux innover, a commenté. Françoise Remarck qui a rendu un hommage vibrant aux chefs traditionnels, gardiens de cette mémoire collective, qualifiant la Bagoué de « creuset culturel d’une richesse exceptionnelle ».
Ce vendredi 6 février 2026, un moment historique marquera l’événement : le dévoilement officiel de la mosquée de Kouto, joyau architectural désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette reconnaissance internationale confirme le statut de la région comme destination touristique majeure.
Le Festival Porlahla, biennale des arts et de la culture africaine en pays Sénoufo, continue de tisser des liens entre les générations et les peuples, prouvant une fois de plus que la culture reste le levier le plus puissant de la diplomatie et de la paix sociale.
AP/Sf/APA






