La MONUSCO et le Rwanda ont salué la Déclaration de principes signée samedi à Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, marquant un pas important vers la paix dans l’Est de la RDC.
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et le gouvernement rwandais ont salué samedi la signature à Doha d’une Déclaration de Principes entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), sous la médiation du Qatar.
Dans un communiqué parvenu à APA, la MONUSCO a qualifié cet accord d’« essentiel sur la voie d’une paix durable ». Elle a encouragé les parties à respecter leurs engagements, notamment le cessez-le-feu, la protection des civils et le retour volontaire des déplacés. Elle a également réaffirmé sa disponibilité à appuyer la cessation des hostilités et la mise en place d’un mécanisme de vérification crédible pour en assurer le suivi.
Le gouvernement rwandais a, de son côté, salué « un pas significatif vers la résolution pacifique du conflit » dans l’Est de la RDC, en soulignant que ce texte s’attaque aux causes profondes de l’instabilité tout en restaurant la sécurité dans la région. Kigali a rendu hommage à la médiation du Qatar, appuyée par les États-Unis, l’Union africaine et les initiatives conjointes de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la SADC.
Signé par Samba Sita Mambo, représentant du président congolais, et Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent de l’AFC/M23, le document énonce sept volets principaux. Les parties s’engagent à résoudre leurs différends par des moyens pacifiques, à rejeter la rhétorique hostile et à réaffirmer leur attachement à l’intégrité territoriale de la RDC.
Elles promettent également un cessez-le-feu permanent, incluant la fin des attaques, de la propagande haineuse et des tentatives de conquête de nouvelles positions, sous contrôle d’un mécanisme de surveillance et de vérification. Des mesures de confiance sont prévues, notamment la libération de prisonniers d’intérêt par un mécanisme facilité par le CICR.
La restauration complète de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire est également mentionnée comme une conséquence logique d’un accord de paix. Les parties s’engagent à faciliter le retour sûr et digne des déplacés et réfugiés, en accord avec le droit international humanitaire et les accords tripartites avec le HCR.
Le texte prévoit le soutien de la MONUSCO et des mécanismes régionaux pour protéger les civils et appliquer le cessez-le-feu. Il prévoit aussi l’ouverture de négociations directes en vue d’un accord de paix global, à conclure au plus tard le 18 août 2025, en cohérence avec l’accord signé le 27 juin dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda.
La MONUSCO a exhorté les signataires à « agir de bonne foi à chaque étape du processus » et à « accorder la priorité aux aspirations du peuple congolais », tandis que Kigali a réaffirmé sa volonté de contribuer à la paix et au développement économique dans la région des Grands Lacs.
Cette Déclaration marque une nouvelle étape dans les efforts régionaux pour pacifier l’Est de la RDC, en proie à des violences armées depuis des décennies.
AC/Sf/APA







