Le Front des forces socialistes (FFS) intensifie ses réunions internes en prévision des prochaines élections locales, avec l’objectif de consolider ses bastions traditionnels et de corriger les insuffisances relevées lors des dernières échéances électorales.
Le Front des forces socialistes (FFS), l’un des plus anciens partis d’opposition en Algérie, poursuit son cycle de rencontres d’évaluation politique en vue des prochaines élections locales. Après Béjaïa, Bouira et Sétif, deux réunions ont été organisées à Tizi Ouzou et au siège national du parti à Alger, avec pour priorité l’état des structures locales, leur mobilisation et la préparation du prochain scrutin, selon des communiqués du parti.
À Tizi Ouzou, la rencontre présidée par le premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, a notamment permis d’examiner les difficultés rencontrées par les structures militantes. Le parti cherche à identifier les faiblesses susceptibles de peser sur ses performances électorales. Le FFS dispose d’une implantation historique, particulièrement en Kabylie, mais reste confronté au défi de transformer cet ancrage territorial en dynamique politique plus large à l’échelle nationale.
Les résultats électoraux constituent à cet égard un indicateur contrasté. Lors des élections locales de 2021, le FFS avait obtenu 898 sièges dans les Assemblées populaires communales (APC) et 40 sièges dans les Assemblées populaires de wilaya (APW). Lors des dernières législatives, il n’a toutefois remporté que 12 sièges, un résultat désormais soumis à une évaluation interne portant aussi bien sur la campagne que sur l’organisation du parti. L’objectif affiché est d’en tirer les enseignements avant les prochaines échéances.
La direction semble parallèlement avoir adopté une communication plus prudente. Les longues interventions politiques qui accompagnaient traditionnellement les réunions du parti ont laissé place à des rencontres davantage consacrées aux questions organisationnelles. Le FFS reste notamment discret sur plusieurs sujets de politique nationale, dont la réforme controversée de l’école annoncée par le ministère de l’Éducation nationale. Cette retenue peut traduire une volonté de concentrer les forces sur la reconstruction interne, mais elle pose également la question de la visibilité politique du parti.
Le secrétariat national, réuni jeudi à Alger, a ainsi accordé «une attention particulière» à la préparation des élections locales et au renforcement de la mobilisation des structures. La rentrée politique et sociale ainsi que la prochaine session ordinaire du conseil national, prévue avant la fin août, figurent également parmi les priorités.
À court terme, le FFS prépare enfin les commémorations du 70e anniversaire du Congrès de la Soummam, le 20 août, et du 71e anniversaire des attaques du Nord-Constantinois. Entre mobilisation de son héritage historique et nécessité de renouveler son offre politique, le parti aborde toutefois les prochaines locales avec un défi majeur : démontrer qu’il peut dépasser ses bastions traditionnels et enrayer l’érosion de son influence nationale.
MK/Sf/APA







